Jeudi 21 Mars, 2019

Quel avenir pour l’acte d’interpellation de Céant par les 9 sénateurs?

24 heures après la demande d’interpellation du Premier Ministre Jean-Henry Céant et 2 de ses ministres au Sénat de la République, les réactions et les explications s’amplifient dans l’opinion. Selon la constitution de 1987 amendée, le Chef du gouvernement ne peut pas être interpellé sans avoir 6 mois à la tête de la Primature. Dans le cas d’un vote de confiance, le notaire de Bourdon peut être interpellé à nouveau après 6 mois.

Une séance qui doit inévitablement aboutir à un vote confiance ou de censure, comme le veut la constitution de 1987 amendée. A ce niveau, deux cas de figure sont à envisager. Dans le premier scénario, l’article 129.6 de la loi mère stipule que tout Premier ministre ayant obtenu un vote de confiance peut être interpellé dans un délai de 6 mois après ce vote. Si c’est le cas pour Jean-Henry Céant, la chambre des députés va devoir attendre jusqu’au mois de septembre pour faire une pareille demande.

Et en cas d’une motion de censure, le gouvernement tombe en entier. Des dispositions qui ne concernent pas les Ministres de la Justice et de l’Intérieur, qui peuvent eux-mêmes être censurés, alors que Jean-Henry Céant peut lui-même rester en poste.

S’agit-t-il d’un jeu politique ? Le notaire de Bourdon, sortira-t-il renforcé dans cette démarche ? Certains observateurs voient dans cette démarche d’interpellation, un moyen pour conserver pendant quelques mois Jean-Henry Céant à la tête de la Primature, alors que d’autres croient que cette situation peut aussi mettre en difficulté le Premier ministre.

Entretemps, d’autres sénateurs comme Joseph Lambert du Sud-est, se questionnent sur l’acte d’interpellation. “Pourquoi Jean-Henry Céant et non le gouvernement en entier ?”, s’interroge l’ex-Président du Sénat de la République.

Luckson Saint-Vil

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :