Lundi 24 Février, 2020

Quatre morts dont un policier lynché et brûlé vif à Ganthier

Jean Robert, le policier lynché et brûlé vif à Ganthier. Crédit photo: Sources inconnues

Jean Robert, le policier lynché et brûlé vif à Ganthier. Crédit photo: Sources inconnues

Le policier Jean Robert Omuscart, un policier de la 14e promotion de la Police nationale d'Haïti (PNH, a été lynché, puis calciné ce week-end à Papaye, une localité de la commune de Ganthier (Ouest).

La mort n’a pas encore fini de nous arrêter en chemin. Le week-end écoulé, quatre personnes ont perdu la vie dont un policier brûlé vif à Ganthier. Les images qui circulent sur les réseaux sociaux témoignent d’une barbarie sans précédent. L'agent de la PNH se faisait accompagner de sa femme qui n’a pas pu, elle-même, échappé aux escadrons de la mort. Donc, les deux ont péri dans la même attaque, mais ils ne sont pas morts de la même façon.

Si les circonstances de la calcination du policier ne sont pas encore évoquées, toutefois un officiel sous couvert d’anonymat a confirmé à la rédaction de Radio Vision 2000 que le couple se rendait à la frontière Malpasse. C'est tout ce qu'il faut savoir à l'heure actuelle.

Contacté par la radio, Jean Dominique, commissaire de police de la commune de Ganthier, n’est pas en mesure de fournir de plus amples détails à propos du drame. Fraîchement installé dans son poste, ce dernier prévoit de faire une communication au grand public au moment opportun.

De la même source anonyme, Vison 2000 acquiert d’autres éléments d’informations à propos de la mort des deux autres personnes. Il semblerait qu’elle est survenue à la suite d’un échange de tirs entre les bandits armés de Papaye et des agents de la Police nationale d’Haïti.

Les gangs s’apprêtaient à détourner un camion de marchandises à Papaye, puis la police a fait irruption. Les malfrats ont ouvert le feu, la PNH a rétorqué. Les deux personnes ont payé les frais de ce croisement horrible.

Depuis un certain temps, les gangs de Papaye imposent leur loi dans la région. Ce n’est pas l’implantation d’un sous-commissariat dans la zone qui allait stopper cette hémorragie. De plus, les policiers affectés au commissariat peinent à trouver les moyens adéquats pour contrecarrer ce phénomène funeste qui prend de plus en plus chair dans la plaine du Cul de Sac.    

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