Lundi 27 May, 2019

Présidentielle 2022 : Garcia Delva fourbit ses armes

Alors que l’espoir des Haïtiens semble se perdre, les politiques, eux, se lancent dans une lutte sans merci pour le pouvoir. Qui survivra jusqu’en 2022 devra se préparer à compter le sénateur de  l’Artibonite Garcia Delva des candidats à l’élection présidentielle. En effet, l’ancien député de la circonscription de Marchand Dessalines dit être en concertation avec tous les secteurs de la vie nationale tels l’église, les vodouisants, les agriculteurs, la société civile, les organisations régionales  en vue d’envisager les stratégies à mettre en branle pour sortir le pays du bourbier. Une seule manière de réaliser cet exploit : devenir président de la République.

Le chanteur haïtien, élu trois fois sous les bannières des partis haïtien tèt kale et Ayiti An Aksyon, se propose d’offrir à la population de nouvelles perspectives en 2022.Le parlementaire assure qu’il fait partie d’une nouvelle équipe qui comprend la nécessité de relever les défis auxquels le pays fait depuis plusieurs décennies. « Haïti a besoin de nouvelles têtes qui réorientent la gestion du pouvoir», juge l’artiste, député deux fois et sénateur actuellement.

Garcia Delva rejette les accusations des membres de l’opposition radicale faisant croire qu’il serait en connivence avec le chef de gang Arnel Joseph recherché activement récemment par la police nationale mais qui circule, ces derniers jours dans la capitale en toute quiétude. Il renvoie la balle dans le camp de ses accusateurs. « Des sénateurs Pierre Ricard,Antonio Chéramy alyas Don Kato étaient au côté du puissant chef de gang Arnel »,rétorque celui qui croit être le guérisseur du mal haïtien.

Pour le sénateur de l’Artibonite, les accusations portées contre lui visent à réduire sa popularité, salir son image pour lui barrer la route en 2022.

Réagissant sur le discours très controversé du président de la République, Garcia Delva estime  qu’il s’agit d’un message à point nommé. Celui qui semble se démarquer de son tuteur Youri Latortue salue le fait que Jovenel Moise écarte toute possibilité de se démettre de ses fonctions comme le veut la rue. D’ailleurs, il juge que la démission de Jovenel Moise serait assimilable à une trahison à la population haïtienne.

A l’instar du président de la République, il tire à boulets sur les leaders de l’opposition qui ne jurent que le départ de Jovenel Moise. Celui qui dit reconnaître la justesse des revendications populaires, s’insurge toutefois contre les organisateurs des mouvements de protestation qu’il qualifie de mauvais leaders.   

« De bons leaders ne sauraient conduire la population à des actes de violence, au vandalisme et aux  pillages, sermonne l’éventuel prochain président d’Haïti.

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