Mercredi 18 Septembre, 2019

Poutine dénonce des "forces" aux Etats-Unis "prêtes à sacrifier" les relations avec Moscou

Le président russe Vladimir Poutine intervient devant les ambassadeurs de Russie réunis à Moscou, le 19 juillet 2018

Le président russe Vladimir Poutine intervient devant les ambassadeurs de Russie réunis à Moscou, le 19 juillet 2018

Le président Vladimir Poutine a dénoncé jeudi les "forces" aux Etats-Unis "prêtes à sacrifier les relations russo-américaines", après le sommet d'Helsinki avec son homologue américain Donald Trump, vivement critiqué dans son pays pour sa position jugée conciliante.

Face à ce scandale, le locataire de la Maison Blanche a dû vanter mercredi sa "fermeté" face à la Russie, après avoir déjà assuré que sa langue avait fourché dans la capitale finlandaise lorsqu'il avait semblé prendre le parti de l'homme fort du Kremlin.

Ces forces "sont prêtes à sacrifier les intérêts de leurs alliés et même les garanties de leur propre sécurité", a affirmé le maître du Kremlin, rappelant notamment dans ce contexte que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, le New START, devait expirer en 2021.

Son tête-à-tête d'environ deux heures avec Donald Trump, en l'absence de leurs conseillers, fait désormais l'objet d'intenses conjectures. Certains élus ont même demandé que l'interprète de M. Trump soit interrogée par le Congrès.

"La Russie reste néanmoins ouverte à un renforcement des contacts avec les Etats-Unis, sur la base de l'égalité et d'avantages mutuels", a-t-il assuré.

"Nous avons besoin d'un nouvel ordre du jour positif visant à aboutir à un travail commun, à trouver des points de contact. Nous en avons parlé bien évidemment au cours de la rencontre avec le président américain Donald Trump", a-t-il ajouté.

Le président russe, qui avait jugé lundi ses pourparlers avec Donald Trump "très réussis et très utiles" et assuré qu'ils avaient commencé à "se comprendre mieux", a semblé ainsi faire l'écho au message publié mercredi matin sur Twitter par le président américain.

Actuellement, Donald Trump fait également face à une autre polémique dans son pays, après avoir qualifié le Monténégro de "tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs".

Jeudi, le Monténégro a répondu à Donald Trump qu'il contribuait "à la paix et à la stabilité, non seulement sur le continent européen mais dans le monde entier".

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :