Samedi 20 Juillet, 2019

Pourquoi y a-t-il autant de gangs à Port-au-Prince?

Le chercheur Jean Gardy Muscadin a présenté les résultats de sa recherche sur le sujet lors d’une journée scientifique mercredi 7 juin 2017, à l'Hôtel Royal Oasis.

L’Université, à quoi bon ? Pour se former, surement. Protester occasionnellement. S’offrir un job, plus rarement... Aussi correctes que puissent être ces réponses, elles ratent cependant un composant essentiel : le service à la communauté. Pourquoi ? Parce qu’il faut penser la société et guider l’action publique. Parce que l’Université existe pour outiller, débroussailler et inspirer par le cogito et la recherche, des décisions individuelles et collectives éclairées.

Cette fonction, démocratique et citoyenne, l’Université la partage avec les médias. Ce qui justifie le partenariat de LoopHaiti avec le regroupement de chercheurs qui a organisé début juin la « Journée d’Etudes scientifiques » sur les enjeux théoriques, méthodologiques, épistémologiques et politiques de la « Sécurité et la Justice en Haïti ». La présente vidéo fait partie d’une série de neuf. Les chercheurs qui y sont interrogés aident à penser la problématique au travers de leurs recherches scientifiques.

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Jean Gardy Muscadin s’attaque aux gangs. Sa recherche : « La politique criminelle et le phénomène de gang dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ». En détail, ce criminologue, licencié en philosophie a étudié « l’impact de la faiblesse du contrôle social, de l’absence d’une politique criminelle efficace dans l’expansion du phénomène de gang en Haïti ».

Les résultats de sa recherche foisonnent d’enseignements. Entre autres, « les membres de gangs sont des gens qui ont eu un faible lien avec les institutions du contrôle social ». La majorité d’entre eux « proviennent des zones vulnérables, des zones défavorisés où ils ont choisi la délinquance comme moyen de survie ».

Contre toute attente, il tire de ses recherches une désarmante conclusion : « Les jeunes qui intègre les gangs sont victimes un peu de la désorganisation de la société ». En partie parce que « les acteurs du contrôle social formel n’ont aucune définition du phénomène de gang », pas de « politique criminelle définie relative au phénomène de gang » alors qu’ils « admettent que les stratégies de lutte relatives aux phénomènes de gang ne sont pas cohésives : aucun réseau d’information et de renseignement…


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