Mercredi 20 Novembre, 2019

Pour une transition réussie en Haiti: la période ultime du passage de la pure politique à la politique pure

Une immense foule lors de la marche pacifique organisée à Port-au-Prince le 11 octobre dernier à l'initiative d'un groupe d'artistes

Une immense foule lors de la marche pacifique organisée à Port-au-Prince le 11 octobre dernier à l'initiative d'un groupe d'artistes

Ralph Emmanuel François a étudié la sociologie et est boursier de la World Yale University. Dans le texte qui suit, le stratégiste en charisme, pouvoir et influence politique, présente, dans la foulée de la crise haïtienne actuelle, six étapes essentielles dans l’élaboration d’un plan de transition politique.

S’il y a une constante dans toutes les expériences de transition politique opérée, c’est le niveau accru d’incertitude et la spécificité actancielle (l’habileté et la configuration des acteurs politiques) propre à chaque contexte. Et je reprends à ce propos le transitologue Adam Przeworski qui définit la démocratie comme le régime politique d’incertitude institutionnalisée. Je crois qu’il est tout à fait nécessaire et légitime de cantonner de prudentes réserves par rapport à un quelconque pouvoir directionnel de transition. Il n’y a pas d’experts politiques (dans le sens pragmatique du terme) en transition qu’il s’agira de surestimer. Dans ce cas, c’est principalement le suivi opérationnel et la méfiance qui s’y trouvent pénalisés ; et qui finiraient par affaiblir tout le processus de transition en créant des brèches pour de possibles perversions politiciennes. Cependant, le plus cadré et le plus précis que soit l’agenda politique délimité dans le temps avec un cahier de charges riche, réaliste et aboutissant, le plus qu’on augmentera la chance de maitriser ces incertitudes et ces politiciens sournois.

Mon propos ici s’inscrit dans la perspective de circonscrire un cadrage politique (entendu ici comme science), qui s’inspire des leçons, recherches, analyses et craintes, et du coup s’attache principalement à proposer une méthode qui servirait à maitriser l’imprévisibilité des incertitudes politiques inhérentes à la transition politique en Haïti. Les documents de proposition qui sont formulées sont à mon avis indicatifs d’une action de participation politique fondamentale. J’imagine que cela constitue un fait nouveau dans le paysage politique haïtien où en moins d’une semaine, plus de six (6) documents de propositions sont formulés avec des cahiers de charges bien définis, très ambitieux et essentiellement robustes pour certains. A force de vouloir tout résoudre dans une période particulièrement singulière et anxieuse, on risque de rater solennellement cette dernière opportunité.

En effet, il me faut surtout préciser que je suis pour cette transition. Je crois qu’elle est fondamentale, tout en acceptant que les craintes et les hésitations sont tout à fait légitimes vus les soubresauts politiques et les expériences de cycle-court tour à tour ratées dans notre histoire politique. Sur ce, je veux offrir cette substance en guise de boussole méthodologique et politique, et faire profiter l’espace public de mes recherches et réflexions sur le sujet. Je risque une parole avec modération et rigueur tant sur la forme que sur le fond. J’ai dressé à la fin de ce document un tableau de synthèse qui rassemble l’ensemble des points qui seront ultérieurement développés.

Je crois, en toute humilité, qu’il est absolument nécessaire que la viabilité et la fiabilité d’une proposition politique et théoriquement gagnante sur la transition et qui s’offre comme une promesse de succès devra adresser ces cinq (5) préoccupations encombrantes exprimées dans les hésitations de beaucoup de citoyens qui peinent à risquer leur crédit de combat à une autre expérience politique de transition. J’espère tout au moins que j’ai pu fidèlement restituer l’ensemble de leurs craintes.

1- Comment diminuer ou plus précisément prévoir et par conséquent anticiper les incertitudes de récidive de crise politiques et d’instabilités fréquentes dans ce processus de transition ?

2- Comment adresser la vulnérabilité politique constatée et insaisissable par les expériences historiques des expériences de transition en Haïti ?

3- Comment maitriser les incertitudes d’accaparement de pouvoir ou initier une pédagogie saine et transparente de la gestion des ressources publiques ?

4- Comment institutionnaliser les incertitudes ou du moins réduire l’imprévisibilité au niveau des habiletés des acteurs politiques à contourner le processus de transition en opportunités électoralistes ou de mainmise des structures de l’État ?

5- Quelle devrait être le socle protecteur politique permettant de mieux cadrer l’action stratégique, les choix, les habiletés des acteurs politiques et éviter que cette période ne soit ultimement consacrée à créer des opportunités électorales, de pure visée électoraliste ?

I - La première étape dans l’élaboration d’un plan de transition politique consiste à définir son point d’aboutissement. Dans le contexte de 1986 en Haïti, il paraissait évident que le point d’arrivée a été la démocratie, dérivée d’un modèle de représentativité calqué sur l’Occident. Les expériences de transition de régimes autoritaires ont jalonné toute l’Amérique latine du 20e siècle. Pour donner un peu de méthodes à ma production, je me permets de relater deux observations scientifiques majeures tirées des analyses des transitions de régimes autoritaires. La première permet de conclure que les transitions démocratiques ne conduisent pas « naturellement » à la restauration et à l’instauration d’un régime démocratique. Les pays comme l’Argentine et le Chili, avec deux modèles transitoires différents, sont des exemples probants, sans également oublier de préciser que le point commun à beaucoup d’expériences, notamment Haïti, est l’armée comme acteur directionnel des processus enclenchés. La seconde observation réside dans ce que Popper appelle le paradoxe de la démocratie. Ce dernier corrobore l’idée que la démocratie, dans son processus de maturation peut « démocratiquement » se nier elle-même et opter pour un régime autoritaire. L’Argentine confirme cette percée analytique quand après une longue stabilité politique opérée dès 1955, à la suite du renversement du gouvernement péroniste, elle a pu être basculée dans la dictature en 1976. L’utilisation même du terme de démocratisation et de rupture suppose que l’autoritarisme comme régime politique a largement pénétré la vie et la routine politique.

Des ruptures et des constantes ont marqué l’ouverture politique de 1986 et la récupération des institutions démocratiques opérées dans les expériences de transition politique qui s’ensuivent. Beaucoup d’efforts se sont entrepris, mais si on récidive dans la transition politique c’est parce que la transition de 1986 n’a jamais été consommée. Pour avoir suivi et analysé les discours de contestations, je crois opportun de risquer une formulation du point d’arrivée de cette transition de la manière suivante : une démocratie revalorisée, épanouie ou la gouvernabilité est dominée par l’application stricte des règles de justice sociale, de reddition de compte, d’inclusion économique, et de principe de légitimation.

II - La deuxième étape consiste à définir l’approche politique de la transition, c’est-à-dire cadrer le modèle de gouvernabilité qui serait déployé dans l’optique de parvenir au point ultime d’arrivée. La question qu’il faudra à tout prix dégager un pacte politique consensuel et légitime concerne l’orientation administrative centrale précise de cette transition. Pour ma part, je crois qu’il serait impératif de donner une mission essentiellement administrative, que je proposerais être la réorganisation nationale des institutions publiques suivant une configuration institutionnelle qui puissent garantir la viabilité et l’effectivité politique du jeu démocratique. Cette refonte structurelle s’inspire de l’approche adoptée par l’Argentine en 1955, où l’ouverture politique a favorisé la transformation des contestations en acteurs et actions directes de négociation directes dans les décisions essentiellement économiques sensibles qui risquent de secouer la barre de stabilité politique.

Cette mission s’appuierait sur trois caractéristiques fondamentales : la prédominance de la participation en acteurs incontournables de négociations, émanant de la configuration actuelle de la société civile haïtienne ( qui pourrait être assortie des retombées de la conférence nationale revendiquée dans les cahiers de charges), l’ émergence de nouvelles formes de participation aussi bien au niveau national qu’au niveau local, et en dernier lieu la modification des attitudes appétissantes envers le système politique haïtien, opérées par l’initiation d’une pédagogie de la gestion de la Res publica (chose publique) axée sur la transparence interne tant qu’externe, l’impunité et l’inclusion politique dans les décisions directionnelles. Toutefois, il existe un postulat fondamental dans l’équation de réussite de toute expérience de transition survenue lors des changements démocratiques, principalement dans beaucoup de pays en Amérique latine qui partagent un héritage politique de régime autoritaire, qu’on ne peut pas encourir le risque et le luxe d’ignorer, voire à minimiser : l’ action stratégique des acteurs politiques, leurs choix et influence directe dans le parcours de la transition de manière essentiellement pesante leurs habiletés à se tenir actuels et présents dans l’expectative politique. Il est un fait indéniable que ce sont les acteurs et leurs stratégies qui définissent l’espace qualitatif duquel les processus de restauration démocratique s’opèreront et comme le souligne Graciela Ducatenzeiler, c’est « leur combinaison particulière qui chaque cas définit le type de transition ».

Cette dernière considération constitue l’enjeu fondamental de cette transition. Cette imprévisibilité devra être pensée, consignée et institutionnalisée dans un pacte politique dégagé à la faveur d’une large participation citoyenne représentative. Elle devra surtout s’attacher à promouvoir l’équité, l’autonomie et la transparence sur les accords et les limites imposables à l’action d’élan de « pure politique politicienne ». Ainsi, tenant compte de ces variables difficilement maitrisables, je propose une section que je dénommerai ceinture politique protectrice de la transition. Dans la mesure où il n’ existe aucune procédure permettant de s’ assurer des obligations d’ un tel mécanisme, cette ceinture viserait à protéger la mission et faciliter la voie politique vers le point d’aboutissement défini antérieurement de l’équipe directionnelle de transition d’une part, et principalement à anticiper et à cadrer les incertitudes politiques relevant des crises de solvabilité politiques récurrentes dans les expériences antérieures d’autre part, c’est-à-dire une barrière négociée qui limiterait les appétits politiques sur les ressources publiques du pays.

II.I-Le socle protecteur politique de la transition ou les conditions imposées à l’équipe directionnelle.

Cinq (5) jalons réalistes sont à activer :

  • S’assurer de la manière la plus optimale la sécurité du Président sortant et de sa famille, et tous les dignitaires du pouvoir, en évitant tout éventuel pillage, afin que leurs droits puissent être garantis. Ce sera la première condition politique de la mise en branle du processus de mise en place des conditions structurelles et politiques devant faciliter le procès de l’impunité ;

  • La déclaration du patrimoine de toute l’équipe directionnelle de la transition ainsi que leurs chefs de cabinet, trois (3) semaines après la mise en fonction.

  • Tout acteur de l’équipe directionnelle devra renoncer à participer dans les prochaines joutes électorales et contraints de ne pas ostensiblement faire campagne pour un candidat déclaré. Un contrat d’engagement devra être signé en ce sens ;

  • Une communication bimensuelle semi-dirigée avec toute la presse, portant sur la mise en œuvre de l’agenda politique, les avancées et les éventuelles contraintes ;

  • Un plan clair et réaliste sur l’appui aux institutions de contrôle en vue d’optimaliser leur activation, qui devra être communiqué dans un délai ne dépassant pas un (1) mois après l’installation ;

III - La troisième étape dans la définition d’un plan précis de transition politique constitue l’agenda politique. D’un point de vue méthodologique, prenant en compte l’exceptionnalisme méthodologique qu’exigent les transitions d’un point de vue général et sans avoir la prétention d’imposer une panacée, il est souhaitable et fortement conseillé, en fonction des analyses et révélations relevant de la transitologie de ne pas formuler plus de sept (7) objectifs politiques suivant un horizon temporel ne dépassant pas l’ échéance de vingt- quatre (24) mois. Cet argument peut aussi s’inspirer de la matrice mémorielle de la neuroscience, surtout appliquée dans le domaine de l’informatique, plus particulièrement l’intelligence artificielle. Elle stipule que le cerveau humain conserve sa concentration opérationnelle entre trois (3) à sept (7) objectifs, tâches ou menus. Ce qui explique en partie que les fichiers déroulants standards des grands sites web informatiques ne dépassent pas sept (7) contenus dans leurs menus.

Cette conception méthodique traverse aussi le champ de la sociologie des organisations, plus précisément la définition de cadre d’actions réalistes. Ainsi, mon souci ici est de ne pas trop encombrer l’équipe centrale politique de la transition en vue de rendre précis, réaliste, et cohérent un agenda politique consensuel, agrémenté d’un cahier de charges bien définis. En parcourant l’ensemble des propositions et constatant leurs points de similarité, je propose un agenda politique ventilé sur sept (7) actions politiques majeures de l’équipe de transition, pendant une période devant normaliser la transition de pouvoir politique au sept (7) février 2022, soit 24 mois :

· La réalisation des élections générales à tous les niveaux avant la fin du mandat du Président Provisoire de la République et du Gouvernement prévu pour 2022 ;

· La dépolitisation radicale sur l’approche, et progressive sur la méthode, des institutions étatiques de reddition de compte avec pour ultime ambition d’initier une pédagogie de gouvernance transparente.

· La mise en branle des conditions optimales facilitant l’activation optimale des actions d’impunité et de justice des institutions, de garde-fous de la gestion des ressources publiques

· La réalisation de la conférence nationale débouchant sur un pacte politique privilégiant une inclusion politique et sociale plus large des secteurs de la vie nationale, devant aussi aboutir à un agenda législatif clair, discuté et légitimé. Cet agenda aura pour principale mission la consécration légale et politique d’un processus de démocratisation revalorisée, épanouie, inclusive, et respectueuse des valeurs de justice sociale, d’impunité et de transparence.

· La redéfinition des relations de l’État avec le secteur économique et les acteurs politiques à travers la révision des grands contrats et engagements dans le sens de l’intérêt public.

· Le rétablissement de la sécurité publique et la résorption du phénomène de banditisme accéléré.

· L’application planifiée et structurée de mesures urgentes visant à diminuer les coûts de la vie.

On gardera le caractère largement exploratoire des propositions et l’exposera à la critique la plus profonde.

IV - La quatrième étape consistera à définir le type d’État qui serait approprié à l’agenda politique de l’équipe de transition. Il s’agira de répondre à cette question : Quel type d’État cette transition préconise t- elle ? Encore un risque des caractéristiques que je crois essentielles à cet exercice. En vue de rendre limpide notre démarche, je veux d’abord commencer par souligner le type d’État que je crois nous ne devrons pas avoir. Nous ne voulons pas un État de charité publique, et de la même manière d’un État insouciant. On a été témoin des largesses administratives et les souplesses de rigueur dans les programmes d’urgences où la liberté de dépenser escamote les exigences de planification, d’organisation et de prévention de la gourmandise financière. On sait à quoi on sera exposé si les mesures d’apaisement social ne sont pas cadrées.

A cet effet, je reprends ici certaines indications précises classiques d’Alexisde Tocqueville dans de la démocratie en Amérique, en vue d’éviter de basculer dans un État de pure charité publique. Il souligne trois moyens de venir au secours du peuple : le décharger d’une partie des charges publiques ou du moins ne l’en charger que proportionnellement, mettre à sa portée les institutions qui peuvent lui permettre de se tirer d’affaire et de s’assister, venir à son secours et l’assister directement dans ses besoins. Nous optons pour un équilibre organisé, préventif et prospectif pour ces trois (3) dans le cadre de cette transition. L’enjeu à maitriser ici est la vision du système d’aide publique. Il est connu de tous et sans doute ressassé dans les analyses de Tocqueville que je partage absolument cet avis où “ Le système d’aide publique devient néfaste lorsqu’il a un caractère régulier et permanent ». Maintenant, disons en toute humilité de façon affirmative le type d’État que nous revendiquons.

Nous voulons d’un État qui place au cœur de la transition le sort matériel et intellectuel des classes « inférieures » du pays, dans le sens économique du terme. Cet État, légitimé par le pacte politique consensuel issu de la conférence nationale souhaitée, devra mobiliser tout l’arsenal législatif vers la juste équité des charges publiques et l’allègement approprié dans la perspective de réduire les inégalités consignées dans la législation fiscale haïtienne. Nous voulons d’un État courageux, maître du jeu économique, qui abordera la lutte contre la contrebande de la manière la plus intelligente possible avec un effort de communication structurée et pénétrante dans les structures étatiques de mise en œuvre. En dernier lieu, cette transition exige un État qui initiera un système financier plus juste et recadrera le rôle de la Banque centrale dans l’économie Haïtienne.

V - La cinquième étape nous amène aux cahiers de charges et calendrier précis de mise en œuvre. Je crois observer une lourde feuille de route et sans vouloir développer cette partie, je tacherais du coup de faire appel à une prudence beaucoup plus méthodologique. Compte tenu du défi énorme imposable à cette transition, des enjeux de récidive d’instabilité politique, de l’originalité politique et institutionnelle qui doit animer l’équipe de transition, ainsi que l’habileté de certains acteurs de profiter des structures d’opportunités politiques en vue d’accaparer le pouvoir, on ne devra pas prendre le risque de surcharger le cahier pour ne pas rendre encombrant et improbable l’atteinte vers ce point d’aboutissement.

VI - La sixième et dernière étape nous conduit aux mécanismes de constitution de cette équipe de transition. Je me réjouis des efforts de collaboration qui s’investissent à proposer une approche collective de la composition du gouvernement de transition et aussi la prudence de la rapprocher le plus possible d’une logique de représentation institutionnelle. La mise en place de la commission de passation est à mon avis une entreprise originale dans la démarche mais aussi restrictive dans la représentation. Sans un minimum de processus de validation légitime de la constitution du gouvernement de transition et l’intégration de la représentation organisée des contestations populaires en acteurs de négociations, le jeu politique risque lourdement une récidive de troubles politiques. Le processus de légitimation est beaucoup plus important, selon mon point de vue, que la composition de l’équipe elle-même, car l’enjeu fondamental réside dans la crainte exprimée envers les gourmands politiciens d’accaparer le jeu à leur détriment et vicier l’ouverture politique, qui nous basculera à tout prix dans la pure politique.

Ma position s’enracine dans un « tabula rasa » de tout pouvoir électif et donner la préséance à une ouverture politique de représentation et de désignation d’acteurs compétents, courageux, qui s’attache férocement à atteindre le point d’aboutissement. La formule de la cour de cassation pour remplacer le président me parait moins vague et plus cernable. Je proposerai une cellule technocratique composée de sept (7) personnes pour chacun des actions politiques définis l’agenda décrit plus haut. Cette équipe s’assurera que la coordination entre l’opérationnel, le structurel et politique puisse être effective.

Tout bien pesé, notre ambition consistait à défendre l’orientation centrale de l’équipe directionnelle de la transition d’opérer un passage radical dans l’approche et progressive dans la démarche de la pure politique à la politique pure. La pure politique a systématiquement entravé les processus de démocratisation en Haïti et galvanisé les ressources du pays au détriment de la politique politicienne. Elle est non- inclusive, non transparente et s’appuie essentiellement sur l’apparence, le jeu du pouvoir et de sa conservation. L’heure est désormais à la politique pure. La politique pure, par contre, devra imposer les valeurs de reddition de compte, de la transparence dans la gestion des ressources publiques et ultimement provoquer des solidarités actives dans une société démobilisée et repliée sur elle-même comme pour conséquence de la crise et de la terreur.

Ce texte est aussi disponible sur Medium.


Bermeo, Nancy. “Https://Www.jstor.org/Stable/421966?Read-Now=1&Seq=1#metadata_info_tab_contents.” Https://Www.jstor.org/Stable/421966?Read-Now=1&Seq=1#metadata_info_tab_contents, www.jstor.org/stable/421966?read-now=1&seq=1#metadata_info_tab_contents.

Ducatenzeiler, graciela. “Https://Www.erudit.org/Fr/Revues/Po/1987-n12-po2538/040568ar.Pdf.” Https://Www.erudit.org/Fr/Revues/Po/1987-n12-po2538/040568ar.Pdf, 8 Dec. 2008, www.erudit.org/fr/revues/po/1987-n12-po2538/040568ar.pdf.

Toqueville, Alexis. “DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE I.” Http://Classiques.uqac.ca/Classiques/De_tocqueville_alexis/democratie_1/democratie_t1_1.Pdf, 21 Feb. 2002, classiques.uqac.ca/classiques/De_tocqueville_alexis/democratie_1/democratie_t1_1.pdf.

Ralph Emmanuel François

Stratégiste en Charisme, pouvoir et influence politique

ralph.francois@aya.yale.edu

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :