Samedi 4 Avril, 2020

Moïse est prêt à soutenir Maduro à nouveau, mais pose ses conditions

A gauche, le Chef de l'Etat haïtien, Jovenel Moïse, a droite, le Président Vénézuelien, Nicolas Maduro. Photo Archives.

A gauche, le Chef de l'Etat haïtien, Jovenel Moïse, a droite, le Président Vénézuelien, Nicolas Maduro. Photo Archives.

Après avoir interdit à Nicolás Maduro de franchir les frontières d’Haïti, le président Jovenel Moïse pose ses conditions pour que son pays supporte à nouveau le gouvernement du président vénézuélien.

L’organisation d'élections libres et démocratiques au Venezuela, est l’une des conditions posées par Jovenel Moïse pour un éventuel support de son administration à celle de Maduro. « Si le président vénézuélien Maduro organise des « élections légitimes » demain matin et que la Communauté Internationale estime qu’il a agi correctement et est élu, je serais le premier à féliciter son élection », a déclaré le président haïtien, lors d’une entrevue accordée à l’agence EFE le 8 décembre.

Se félicitant d’avoir agi en chef d’État responsable dans ce dossier, Jovenel Moïse estime qu’Haïti continue de soutenir le peuple vénézuélien, mais abandonne le président Maduro. Le premier citoyen d'Haïti qui se réfère aux avis d’observateurs internationaux et vénézuéliens, a précisé que sa décision de retirer le soutien d'Haïti au pouvoir de Maduro a été motivée par le caractère illégitime des élections organisées au Venezuela en 2018. Elections à l'issue desquelles Maduro est déclaré vainqueur et félicité par plusieurs chefs d'Etat y compris Jovenel Moïse lui-même.

Rappelons que le 3 décembre dernier, Haïti et 14 autres pays membres du Traité interaméricain d’assistance mutuelle (TIAR) se sont entendus pour interdire à Nicolás Maduro et certains de ses alliés l’accès à leur territoire. Selon ce qu’a rapporté le journal Le Monde, cette action vise à augmenter la pression en vue de pousser le président vénézuélien à la démission. Outre la République d'Haïti, se trouvent aussi sur la liste des pays signataires de cette résolution : la Colombie, l’Argentine, le Brésil, les États-Unis, le Chili, le Pérou.

En septembre dernier, au siège de l’Organisation des États Américains (OEA), plus d’une dizaine de pays dont Haïti avaient déjà voté une résolution, consistant à convoquer une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du TIAR en vue de prendre des mesures contre Nicolás Maduro.

 

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