Samedi 11 Juillet, 2020

Pour renforcer la mobilisation, l’opposition annonce une tournée

Le porte-parole  du Secteur Démocratique et Populaire, André Michel.

Le porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, André Michel.

Les signataires de l’Alternative consensuelle et l’opposition annoncent pour cette semaine une tournée dans la région des Palmes. L’objectif de cette initiative est de raviver la flamme de la mobilisation et maintenir cette partie stratégique du territoire national. La nouvelle a été annoncée ce 9 décembre par l'opposant André Michel.

Une tournée dans le but de rallumer les flammes de la mobilisation pour obtenir le départ de Jovenel Moïse. Cette initiative mènera les signataires de l’Alternative Consensuelle pour la Refondation d’Haïti dans quatre (4) communes de la région des Palmes. A Gressier, Léogâne, Grand-Goâve et Petit-Goâve, il sera question pour les membres de l’opposition de « raviver la flamme de la mobilisation ». Par cette tournée, les opposants souhaitent également « maintenir cette partie stratégique du territoire national" donnant accès à quatre (4) départements jusqu’à la démission de Jovenel Moïse.

« Il n y’a pas de cohabitation possible avec Jovenel Moïse dans le cadre d’un quelconque "gouvernement d’union nationale" comme le souhaite l’administration américaine », a écrit André Michel, qui a annoncé la tournée sur sa page Facebook. Pour le porte-parole du Secteur dit démocratique et populaire, cohabiter avec l’actuel chef de l’Etat, serait un manque de respect de la mémoire des personnes tuées durant des mouvements de protestation.

« C’est totalement immoral de cracher sur leurs cadavres », a dit l’homme de loi. Dans cette annonce, André Michel rappelle que les revendications fondamentales de la lutte n’ont pas changé: « Démission du président, suivi de la mise en place d’un gouvernement de transition, la tenue du procès Petrocaribe et des autres cas de corruption ». L’opposant farouche au pouvoir souligne également l’organisation de la Conférence nationale haïtienne souveraine, après le départ du président de la République.

Environ trois (3) jours avant cette annonce, les opposants au pouvoir en place étaient dans les rues de Port-au-Prince, pour continuer d’exiger la démission de Moïse. Durant cette marche dite "pour la dignité et la souveraineté", qui s’est terminée devant les locaux de l’ambassade des Etats-Unis à Tabarre, les protestataires voulaient rappeler au gouvernement américain, leur refus de ne plus s’asseoir avec l’actuel président. Aussi, ils entendaient demander à l’administration Trump de se désolidariser à Jovenel Moïse.

Le président, pour sa part, a la tête ailleurs. Dans une entrevue accordée à l'agence de presse espagnole EFE, la semaine dernière, le chef de l'Etat a affirmé que les négociations allaient bon train pour la mise en place d'un gouvernement légitime dans le pays. Selon ses dires, ce gouvernement pourrait avoir le jour d'ici la fin de cette année, donc de ce mois de décembre.

 

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