Lundi 21 Octobre, 2019

Pour réduire l'immigration, Londres annonce un système reposant sur les compétences

Pour réduire l'immigration, Londres annonce un système reposant sur les compétences

Pour réduire l'immigration, Londres annonce un système reposant sur les compétences

Le gouvernement britannique a présenté mercredi ses propositions pour réguler et réduire l'immigration après le Brexit, alors que la classe politique demeure dans l'impasse sur l'accord de retrait de l'UE.

Il a souligné que ce nouveau système mettra fin à la libre circulation des citoyens européens vers le Royaume-Uni. Mais il a adressé un message aux trois millions d'Européens déjà installés outre-Manche: "nous voulons que vous restiez, et nous protégerons vos droits", a-t-il affirmé.

Un dispositif spécial pour le recrutement de travailleurs saisonniers non qualifiés sera également mis en place. Mais ces derniers n'auront "pas accès" aux prestations sociales. Ce dispositif vise à répondre aux inquiétudes du secteur agricole britannique, très dépendant des étrangers.

Il a annoncé son intention de ramener le solde migratoire à un niveau "viable", sans préciser de chiffre, alors que le programme de son Parti conservateur prévoit de le réduire à moins de 100.000 personnes par an, contre 280.000 en 2017.

- "Pénuries de personnel criantes" -

Le CBI, principale organisation patronale britannique, a déclaré craindre qu'elles ne renforcent des "pénuries de personnels déjà criantes" dans "les hôpitaux, la construction ou la distribution". "Ces propositions doivent changer", a exigé Josh Hardie, son directeur général adjoint.

"Des compétences élevées ne sont pas synonymes de salaires élevés", a déclaré l'un des directeurs du NHS, Saffron Cordery, à la BBC. "Le salaire initial des infirmières est de 23.000 livres, celui des médecins juniors de 27.000 livres, et celui des aide-soignants de 17.000 livres".

L'immigration avait été l'une des questions au cœur de la campagne du référendum sur le Brexit, en 2016. Suite au vote, la Première ministre, Theresa May, s'était engagée à mettre fin à la liberté de circulation des Européens vers le Royaume-Uni.

Au cours de la dernière séance de questions à la Chambre des Communes, la cheffe du gouvernement a été accusée par le leader de l'opposition Jeremy Corbyn d'avoir plongé le pays dans une "crise nationale" en ayant retardé à janvier le vote, initialement prévu le 11 décembre, sur l'accord de Brexit, pour éviter un échec annoncé.

Il a également tancé le "gaspillage criminel d'argent public", en référence aux deux milliards de livres (2,2 milliards d'euros) débloqués la veille par le gouvernement pour accélérer les préparatifs en vue d'un possible Brexit sans accord. Ce scénario "serait un désastre pour le pays, aucun gouvernement raisonnable ne peut l'autoriser".

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