Mardi 17 Septembre, 2019

Haiti-Insécurité: Pour ou Contre le désarmement des bandits ?

Des armes a feu saisit par la DCPJ lors de l’opération « Tempête » en 2015 au cours de laquelle la DCPJ entend mettre les bandits terrorisant la population hors d’état de nuire.

Des armes a feu saisit par la DCPJ lors de l’opération « Tempête » en 2015 au cours de laquelle la DCPJ entend mettre les bandits terrorisant la population hors d’état de nuire.

A un moment où plusieurs voix de la société civile s’élèvent pour un programme de désarmement, le spécialiste en Police et Sécurité Publique, Dr Yves Cadet ainsi que la directrice nationale de la CE-JILAP, Jocelyne Colas Noel se disent contre toute approche qui vise le désarmement par la force des quartiers à hauts risques d’insécurité.

Selon le Dr Yves Cadet, « ce n’est pas l’approche qu’il faut dans ce contexte », toute tentative du genre est vouée à l’échec, soutient l’expert en Sécurité et Police. Il plaide en faveur du rétablissement de l’autorité de l’Etat et d’une maitrise parfaite de la réalité socio-politique d’abord et avant tout.

« Le contexte actuel n’exige pas un désarmement par la force, le tenter traduirait un manque de maitrise de la réalité socio-politique » explique le docteur Yves Cadet dans une interview sur une station de radio de la capitale.

Le spécialiste en Police et Sécurité Publique, dit déconseiller le président Jovenel Moïse de réactiver la Commission Nationale de Désarment, de Démantèlement et de Réinsertion comme il l’a annoncé dans son adresse à la nation récemment. Selon lui, une telle initiative échouerait.

Le Dr Cadet argue « qu’aucun gouvernement ne peut espérer désarmer des bandits, l’approche doit être plus structurante et globale avec des stratégies qui impliquent toutes les composantes de l’Etat » soutient l’expert et Sécurité et Police, Yves Cadet.

Un point de vue qui ne diffère pas de celui de la commission Justice et Paix, qui se montre très sceptique quant aux voies et moyens disponibles pour la Réactivation de la commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR). La CE-JILAP indique que les résultats des récentes expériences liées au désarmement n'ont pas été si convaincants.

La structure plaide plutôt en faveur d'un renforcement de la police nationale et du système judiciaire afin de sévir contre les bandits armés. Jocelyne Colas Noel, la directrice nationale de la CE-JILAP souligne que : « le phénomène de l'insécurité est multidimensionnelle, les réponses à ce problème ne saurait être unilatéral et simpliste».

 

A rappeler que la CNDDR a été créée en 2006 sous la présidence de René Garcia Préval non pas pour se substituer à la Police Nationale d'Haïti et à la Justice mais plutôt pour favoriser la création d'un climat de confiance et de dialogue entre tous les secteurs afin de parvenir à un désarmement général des quartiers défavorisés.

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