Mercredi 18 Septembre, 2019

Les députés peuvent partir "avec la conscience tranquille" dit Cantave

Carl Murat Cantave, sénateur de la République/ Photo: Chambre des députés/ Facebook

Carl Murat Cantave, sénateur de la République/ Photo: Chambre des députés/ Facebook

Les parlementaires ont clôturé en Assemblée nationale, vendredi 9 septembre, la dernière session ordinaire de la 50ème législature. Une séance qui consacre le départ des députés qui ne peuvent poser plus aucun acte législatif, pas avant une convocation à l’extraordinaire du président de la République. « Qu'ils partent avec la conscience tranquille », souhaite le sénateur Carl Murat Cantave. 

16 sénateurs et 67 députés ont pris part à cette séance, déroulée en fin d’après-midi du vendredi. Une courte séance, avec seulement 4 points à l’ordre du jour. Dans son discours de circonstance, le président de l’Assemblée nationale a salué le travail de la 50ème législature, et souhaite aux députés de partir "avec la conscience tranquille du devoir accompli", même si, dit-il « les difficultés de la conjoncture ont quelque peu clairsemé, en quantité mais pas en qualité, le bilan de cette législature ».

Cependant, l’élu de l’Artibonite a dressé un bilan mitigé d’une législature qui, souligne-t-il, faisait face à de sérieux obstacles l'ayant empêché de travailler convenablement. Pour étayer ses propos, le sénateur Cantave a fait un rappel des évènements qui ont bouleversé la conjoncture récente. Il cite notamment les manifestations publiques, les blocages du « peyi lòk » entre autres.

« La Chambre basse laisse la République sans une loi de finances adaptée aux exigences du moment », rappelle pourtant Carl Murat Cantave. Aussi, il se dit convaincu que le départ de cette branche du Parlement, fragilise l’espérance d’une prompte rentrée parlementaire, tenant compte du retard mis dans le vote de la loi électorale, indispensable dans l’organisation des élections législatives, municipales et locales, prévues préalablement en octobre de cette année.

Le président de l’Assemblée nationale a parallèlement souligné que la Chambre basse emporte dans ses bagages de vacanciers, ce qu’il appelle « les feuillets compacts et le logiciel de l’amendement constitutionnel ». A en croire Cantave, les députés ont accumulé une expérience, un savoir et un savoir-faire qui les habilitent à figurer en bonne place sur le registre de l’élite dirigeante de ce pays. Le parlementaire de la KID cite en exemple le traitement des dossiers politiques et législatifs, la conception et l’élaboration de leurs propositions de loi, l’analyse et le vote des projets de loi ainsi que l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale.

En attendant l’échéance du deuxième lundi du mois de janvier 2020, le président Jovenel Moïse peut convoquer à l’extraordinaire les députés. Avec le départ de la Chambre basse, le Parlement haïtien devient orphelin de l’une de ses branches, et sera amputé d’un tiers du Sénat l’an prochain. Un vide qui ne sera pas comblé constitutionnellement, en raison de la non-tenue des élections qui devaient se dérouler en octobre prochain.

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