Samedi 15 Décembre, 2018

Haiti-Séisme: plus de 50% des bâtiments du Grand Nord sont vulnérables

La mairie du Cap-Haitien

La mairie du Cap-Haitien

Suite au séisme meurtrier du 12 janvier 2010, l’État central, via le ministère de l’Intérieur, avait commandité une étude d’évaluation des risques, de la vulnérabilité du bâti et des infrastructures.

Ce travail réalisé par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement), de concert avec certaines institutions haïtiennes) a abouti à la conclusion que « plus de 50% des bâtiments du Grand-Nord (Nord, Nord-Ouest, Nord-Est) sont vulnérables en cas de tremblement ».

Information que confirme l’ingénieur-géologue Claude Prépetit, contacté par Loop Haïti ce jeudi 11 octobre.

Ce projet « Plan Prévention Séisme » vise à réduire la vulnérabilité des départements du Nord-est, du Nord, et du Nord-Ouest face à la menace sismique en renforçant la résilience des infrastructures et des populations dans le but de minimiser les pertes en vies humaines et économiques.

Puisque le gouvernement haïtien voulait faire du grand Nord, l’un des principaux pôles de développements économiques en termes d’attractions touristiques et industrielles, cette étude permettait de mesurer l’impact considérable que pourront causer « ces constructions non adaptées et de nombreux bâtiments, souvent à plusieurs niveaux, non conçus pour résister aux tremblements de terre, venant ainsi augmenter la vulnérabilité des populations concernées ».

Claude Prepetit, Directeur général du Bureau des Mines et de l’Énergie, rappelle que ces bâtisses, la plupart publiques, doivent être réhabilitées ou reconstruites. L’ingénieur-géologue a signalé que de légères secousses de magnitude 3 étaient ces deux derniers jours ressenties entre Pot-de-Paix et Jean-Rabel. Il n’y a pas donc lieu de s’alarmer. Mais la vigilance, la sensibilisation et la préparation à une éventuelle catastrophe sont toujours de mises.

Si un séisme de même magnitude que celle de 1842 touche une fois de plus le grand Nord, plus de la moitié des 95, 000 bâtiments recensés vulnérables et défectueux par le PNUD seront sévèrement touchés, selon M. Prépetit.

« On ne sait pas quand les énergies seront dégagées. Mais en urgence, les nouveaux bâtiments en construction doivent respecter les normes parasismiques, l’État doit exercer un meilleur contrôle dans les constructions », avance-t-il.

Ces 95, 000 bâtiments défectueux doivent être évalués et étudiés cas par cas afin de les renforcer ou de les reconstruire si besoin est. La prévision et la préparation constituent par ailleurs deux mesures préventives susceptibles de réduire les risques, selon le spécialiste.

 

 

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