Vendredi 6 Décembre, 2019

Plus de 40 agents de la PNH limogés en 2018, selon un rapport

Des agents de l'unité spécialisée de l'UDMO lors des manifestations de rue organisées dans la capitale./Photo: Loop Haiti-archives.

Des agents de l'unité spécialisée de l'UDMO lors des manifestations de rue organisées dans la capitale./Photo: Loop Haiti-archives.

Bavures policières, agressions physiques, menaces, abus de confiance ou fautes professionnelles : plus de 40 agents de la PNH ont été limogés au cours de l’année 2018 pour mauvais comportements sur un total de 975 dossiers traités, selon un rapport de l’Inspection Générale de la Police nationale d'Haïti (IGPNH).

L’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti affirme, dans son document, avoir traité 975 dossiers. 130 plaintes pour agressions physiques ont été déposées, 103 pour menaces, 75 pour refus de donner des soins. 66 pertes de matériel de dotation de la PNH ont été enregistrées, ainsi que 50 cas de violations de domiciles.

41 fautes professionnelles, 25 abus d’autorité, 28 blessures par balle, 22 implications dans des conflits terriens, 50 cas de corruption et 16 cas de destructions des biens d’autrui ont été relevés. L’Inspection a aussi indiqué que 1904 chèques ont été bloqués et 43 recommandations de renvoi dont 39 approuvées par le haut commandement ont été produites.

Les chiffres pour l'année 2019 ne sont pas encore disponibles mais plusieurs cas d’agressions graves et de bavures ont déjà été enregistrés par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) suite aux récentes manifestations qui ont secoué la capitale, notamment celles du dimanche 9 juin dernier.

Lire : Des organismes de droits humains condamnent les brutalités policières

Il faut aussi rappeler le cas de ce manifestant qui, quoique maîtrisé, a été maltraité et dilapidé à coups de pierre. Acte d’agression grave qualifié de « honteux » par la Direction Générale et qui avait soulevé l’indignation de plusieurs organismes de droits humains.

Lire : Un policier maltraite un manifestant maîtrisé, le DG de la PNH déplore

Par ailleurs, tout un lot de problèmes d’ordre financier et économique handicapent le fonctionnement de l’IGPNH qui a pour mission de contrôler, de sanctionner les dérives des forces de l’ordre.

« La non-régularité du renouvellement du fonds de roulement et l’absence de prévision de crédit sur des alinéas importants ralentissent l’IGPNH dans l’accomplissement de ses tâches principales de contrôle et d’enquête », ont fait savoir les inspecteurs, souhaitant que l’instance soit autonome financièrement en créant des lignes budgétaires à travers une fiche d’identité opérationnelle (FIOP) et en décaissant des fonds sur simple réquisition auprès de l’administration centrale.  

 

 

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