Dimanche 17 Juin, 2018

 Plus de 150 Haïtiens interceptés en mer des Îles Turques et Caïques

Vue d'une embarcation de fortune en difficulté. Crédit photo : HPN

Vue d'une embarcation de fortune en difficulté. Crédit photo : HPN

Le calvaire des Haïtiens qui fuient la misère du pays à la recherche d’une vie meilleure à l’étranger se poursuit au risque et péril. Le Département de l’immigration du ministère de contrôle des frontières et de l’emploi des  Îles Turques-et-Caïques a annoncé dans des rapports avoir intercepté à l’Ouest de ce pays, le 4 octobre 2017, plus de 150 migrants haïtiens en situation irrégulière. C’est le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) qui a annoncé l’information en Haïti hier lundi 16 octobre.

Selon la task force du Département de l’immigration de concert avec des officiers de police,  81 voyageurs clandestins de nationalité haïtienne ont premièrement été recensées. Par la suite, 80 autres auraient été dénombrés. Ils ont été transportés dans un centre hospitalier à Providenciales, une île de l’archipel des Turques et Caïques,  pour recevoir des soins médicaux. Parmi eux on compte aussi des femmes et des enfants.

Pour l’instant par la police des Îles Turques-et-Caïques est en train d’étudier les  dossiers de ces migrants avant de les déporter vers leur pays d’origine Haïti.

« Le Département de l’immigration du ministère de contrôle des frontières et de l’emploi, cité par le GARR, a rappelé que le recel de migrants en situation irrégulière est un crime. Toute personne inculpée est passible d’une amende de $20 000 dollars américains ou sera condamnée à une peine d'emprisonnement de deux à quatre ans.  

De même, tout étranger naturalisé dans ce territoire d’outre-mer britannique qui sera reconnu coupable d'une telle infraction, se verra enlever son statut. Il sera aussi déporté vers son pays d’origine, a-t-il indiqué.

L’organisme de droit humains se dit « inquiète de la démarche de nombreuses Haïtiennes et Haïtiens qui continuent au quotidien d’aller risquer leur vie en haute mer dans des voyages incertains et souvent périlleux ».  Il en profite pour « appeler les autorités haïtiennes à entreprendre de vrais programmes sociaux susceptibles d’encourager ces personnes souvent vulnérables à rester dans le pays. »