Lundi 16 Septembre, 2019

Le trio de Johnbern Thomas sous une pluie d’hommages

Johnbern Thomas, flanqué de ses acolytes musiciens haïtiens et étrangers, battait le cœur du modeste restaurant Le Villate où il donnait, ce samedi 24 juin, le premier concert-signature de son disque « Mèsi ».

Johnbern Thomas, batteur élevé dans les berceaux du gospel, des musiques évangéliques, s’est taillé une réputation auprès des plus grands. Après tant d’années passées à traîner ses grandes caisses un peu partout (bar chics, hôtels luxueux, restaurants niché dans les quartiers huppés de Pétion-Ville), il passe maintenant aux choses sérieuses. Le premier disque de son trio (qui regroupe le bassiste Herman Duverné et le guitariste Junior Dorcélus), est sorti.

Enregistré en un mois (avril 2017), cet opus comprend plusieurs titres qui vont du jazz au swing, de la ballade au funk en passant par le jazz fusion ou le compas direct. Pour saluer et dire merci à tous ceux qui l’ont pris par la main et l’épauler dans la réalisation de cet album, il rassemble autour de lui quelques acolytes musiciens pour délivrer  un concert placé sous le signe de l’amitié et de la fraternité.

Répertoire étiré

Répertoire étiré, saveurs folkloriques, jazz mâtiné de rabòday, boléro langoureux : il y en avait pour toutes les oreilles et pour tous les gouts. A ce concert, une palette de musiciens issus de New York plantaient leurs pieds sur les planchers du modeste restaurant Le Villate. Son proprio ? Eddy Renaud, un monsieur épris de musique et au cœur gonflé d’admiration et d’amour pour le jazz. Parmi ces artistes à la solide carrière, Jacques Schwarz-bart, pilier du vodou jazz. Celui qui s’est un jour frotté son saxophone contre le Gwoka eut à livrer par la suite un disque titré Jazz Racine Haïti. Sur cet opus, « Blues jonjon », salivante composition et premier morceau servi au Villate.

Le deuxième morceau, « Bon tan se mwen move tan se mwen » est puisé dans le disque « Mèsi » du trio de Johnbern Thomas qui balançait entre jazz classique (« Scrappels from the apple ») et boléro (« Como fue » : Tamara Suffren chante en créole la version traduite de Guy Cavé). S’ensuivent « Detripay » (Belo : sur sa guitare sèche nouée autour du corps, il gratte quelques notes sombres et vibrantes pour déplorer la prostitution).

« Badèzile » (le gourou du jazz vocal James Germain reprend l’habituel  et l’enivrant refrain où il déploie toute sa tessiture), « Jou va jou vien », « Shed » et « Cancion por la unida » (compositions originales du pianiste Aaron Goldberg honoré, comme Arus Joseph, le jour du concert par le label de promotion Haiti Jazz Club pour sa grande contribution à l’avancement du jazz), « Ballad » du trompettiste Sean Jones et enfin « Ti sourit », thème vodou et trivial du feu tambourineur Azor que Johnbern Thomas a voulu rendre hommage.

Des claquements de mains, des applaudissements chauds, des cris de remerciements pour saluer les louables efforts de Johnbern Thomas, celui qui a quasiment récolté tous les hommages.

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