Jeudi 29 Octobre, 2020

Play-offs NBA: les Clippers au forceps, les Celtics plein de peps

Kyle Lowry des Toronto Raptors et Jaylen Brown des Boston Celtics à la lutte lors du match 5 de leur demi-finale de Conférence Est de la NBA le 7 septembre 2020 à Lake Buena Vista, en Floride
afp.com - Mike Ehrmann

Kyle Lowry des Toronto Raptors et Jaylen Brown des Boston Celtics à la lutte lors du match 5 de leur demi-finale de Conférence Est de la NBA le 7 septembre 2020 à Lake Buena Vista, en Floride afp.com - Mike Ehrmann

Plusieurs fois malmenés, les Clippers ont finalement eu le dernier mot contre Denver, pour mener 2-1 dans leur demi-finale de conférence, Boston ayant repris l'avantage avec autorité dans la sienne face à Toronto (3-2), lundi.

. L.A. avec un air d'accordéon

A trois reprises dans ce match N.3, les Nuggets ont bien cru réussir un écart significatif et décourager les Clippers. Mais ces derniers, sans jamais paniquer, ont à chaque fois refait surface, effaçant dix points de retard aux 2e et 3e quart-temps et même 7 à l'entame du dernier, avant d'accélérer à leur tour pour s'imposer (113-107).

Les 32 points de Paul George (5/7 derrière l'arc) ont été déterminants, mais celui qui a tenu la maison blanche a été le "Terminator" Kawhi Leonard, auteur de 23 points, 14 rebonds, 6 passes et 2 contres dont un exceptionnel, à moins de deux minutes du terme, ses bouts de doigts en acier ayant empêché Jamal Murray de réussir un dunk qui eut ramené les Denver à quatre longueurs.

"Ce geste incroyable... je ne sais pas d'où il l'a sorti", s'est ébahi Doc Rivers après coup, saluant plus globalement "les six dernières minutes défensives" de son équipe.

"La défense, c'est à cela que nous devons nous accrocher. Nous avons fait la différence sur ce secteur en fin de match. Ça va être une bataille, car en face il y a une super équipe offensive. Nous sommes prêts à relever le défi", a abondé George, qui a pour sa part provoqué plusieurs fautes offensives adverses.

En face, personne n'a démérité et malgré la frustration du résultat, peu de regrets sont à nourrir, sinon celui d'avoir manqué de second souffle dans le money-time.

Car pendant trois quart-temps et demi, l'intensité et la qualité de jeu d'attaque déployés furent impressionnantes, dans le sillage de Nikola Djokic, formidable créateur et finisseur (32 pts, 12 rbds), auteur de gestes magiques à la passe (8 décisives), dignes des meilleurs quarterbacks de la NFL.

Le 4e duel de cette passionnante série aura lieu mercredi.

. Boston tout en percussions

Plus agressifs, plus adroits, plus cohérents dans leur jeu, les Celtics ont étouffé (111-89) les Raptors qui ne sont jamais entrés dans le match, et en ressortent sous la menace d'une élimination.

Une victoire par 22 points d'écart a-t-elle plus de valeur qu'une autre par 1 seul ? Certainement pas. Mais cela fait deux fois dans cette série que Boston récite son basket sans que Toronto y trouve quelque chose à redire, comme un aveu d'impuissance.

On croyait pourtant que le vent avait quelque peu tourné après l'égalisation de Toronto à 2-2, poussé par l'énergie de celui qui défend ardemment son titre de champion. Au vu de ce match N.5 au verdict sans appel, il s'avère que ça souffle vraiment dans le sens de Boston.

Collectivement, il a fait des ravages, faisant perdre le nord à des Raptors qui savent pourtant défendre dur. Si Jaylen Brown (27 pts) a symbolisé la toute puissance des C's avec un dunk magnifique sur la défense rouge en première période, c'est bien le cinq majeur qui est à mettre en avant, avec 97 points à son actif (50% de réussite).

"On a su jouer dur, on n'en avait pas fait assez lors des deux derniers matches. C'est cela qu'il faut faire. Cela nous a permis d'exécuter notre plan de jeu et surtout on a su jouer tous ensemble", a résumé Brown après coup.

Preuve que le discret entraîneur Brad Stevens a su faire les bons ajustements nécessaires pour relancer son équipe, tout en lui demandant aussi de verrouiller sa défense. Quelle réponse saura lui opposer Nick Nurse ?

Même si la faillite fut quasiment à tous les étages, notamment à l'intérieur et à l'adresse (38%), il ne faut pas vendre la peau des Raptors avant de les avoir tués. Leur saison, promise à un retour dans l'anonymat sans Kawhi Leonard, élément-clé du sacre de l'an passé parti aux Clippers, a été excellente jusqu'ici.

A eux de faire en sorte qu'elle ne s'arrête pas mercredi après le match N.6.

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