Jeudi 23 May, 2019

#Petrocaribechallenge : la Minujusth pratique la prudence !

Manifestation du 17 octobre 2018, à Port-au-Prince, contre la corruption et l'impunité / Photo: Luckenson Jean / Loop Haiti

Manifestation du 17 octobre 2018, à Port-au-Prince, contre la corruption et l'impunité / Photo: Luckenson Jean / Loop Haiti

La Mission des Nations Unies pour l’Appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH) semble vouloir être prudente dans ses commentaires sur la judiciarisation du dossier relatif à l’utilisation des fonds Petrocaribe. Devant la salve de questions pertinentes des journalistes, lors d’une conférence de presse dans les locaux de la mission à Clercine, mercredi 24 octobre 2018, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Helen Meagher La Lime, s’est gardée de faire des commentaires sur l’affaire Petrocaribe.

Comme tout spectateur, la cheffe de la MINUJUSTH se contente de dire avoir fait le constat d’une mobilisation déclenchée depuis plusieurs mois où des citoyens réclament que la lumière soit faite sur la gestion des fonds vénézuéliens. Pour Madame Lalime, les cris des petrochallengers sont parvenus aux oreilles des membres de l’exécutif.

Plus loin,la représentante d’Antonio Guterres dans le pays fait valoir sa velléité de limiter ses actions dans le cadre la mission du renforcement du système judiciaire haïtien.

Le comportement très modéré D’Helen Meagher Lalime peut s’expliquer par les réactions du gouvernement haïtien à la suite de la publication d’une note de la MINUJUSTH en février dernier saluant la désignation d’un juge pour instruire le dossier Petrocaribe.  D’ailleurs, sa prédécesseure  a dû  être rappelée  par l’ONU quelques heures après une conversation téléphonique entre le président Jovenel Moise et le patron des Nations-Unies, Antonio Guterres.

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