Samedi 28 Mars, 2020

Pérou : le flux des migrants vénézuéliens se réduit

Photo: AFP

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Le flux des migrants vénézuéliens s'est réduit dimanche à la frontière entre l'Equateur et le Pérou, qui a durci les conditions de leur accès à son territoire en exigeant la présentation d'un passeport.

Samedi dans la soirée, les autorités péruviennes avaient également fait état d'un léger assouplissement de ces règles, en permettant le franchissement de la frontière sur présentation d'une simple carte d'identité aux femmes enceintes, aux personnes de plus de 70 ans et aux enfants venant rejoindre leurs parents.

Selon des chiffres officiels, 1.630 Vénézuéliens, dont 286 enfants, sont entrés au Pérou au cours des 24 heures qui ont suivi la mise en oeuvre de l'obligation de présenter un passeport. Jusqu'ici, le rythme des passages était de 3.500 par jour.

Jusqu'ici, pour pénétrer au Pérou, seule une carte d'identité suffisait aux Vénézuéliens.

"Nous ne nous attendions pas à un tel niveau d'immigration, nous n'étions pas préparés à (une migration) de cette ampleur", a expliqué le chef du gouvernement au journal Peru 21.

- Cars de l'Equateur -

Le Pérou s'attend à accueillir 100.000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur nombre total à un demi-million.

"Nous sommes désolés pour les Vénézuéliens, mais ils prennent le travail des Péruviens", a expliqué Giannella Jaramillo, devant un étal de vêtements à Aguas Verdes, dans le nord du Pérou.

Nombre de migrants vénézuéliens étaient arrivés à pied, ayant parfois marché plus de 2.000 kilomètres. Des groupes avaient mis en place des points d'accueil pour leur venir en aide sur les six kilomètres séparant les postes-frontières péruvien et équatorien.

- Cellule de crise régionale -

Le dirigeant chaviste historique et président de l'Assemblée constituante au Venezuela, Diosdado Cabello, a qualifié samedi les images sur lesquelles on peut voir des migrants en fuite de "campagne" de la "droite" contre le gouvernement socialiste de son pays.

Face à l'ampleur du phénomène, l'ONU a annoncé qu'elle allait mettre en place une cellule de crise régionale.

Signe de l'inquiétude des autorités, l'Equateur a invité les ministres des Affaires étrangères de 13 Etats de la région, dont le Venezuela, à une réunion les 17 et 18 septembre évoquer cette crise migratoire.

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