Jeudi 18 Avril, 2019

Pays-Bas: l’ex-directeur d’une banque de sperme a 49 enfants

Les familles réclamaient depuis 2017 de pouvoir exploiter des tests ADN du défunt médecin. REMKO DE WAAL/AFP

Les familles réclamaient depuis 2017 de pouvoir exploiter des tests ADN du défunt médecin. REMKO DE WAAL/AFP

Des analyses ADN ont révélé qu’à de nombreuses reprises, Jan Karbaatd, décédé en 2017, a utilisé son propre sperme pour des fécondations in vitro.

Ils sont 49 «descendants directs», tous nés d’un même père: Jan Karbaat. C’est ce que prouvent les résultats d’une série de tests ADN réalisés vendredi matin dans un hôpital de Nimègue, aux Pays-Bas, a indiqué l’organisation Defence for Children (défense pour les enfants) dans un communiqué. «Les résultats confirment de sérieux soupçons selon lesquels Karbaat utilisait son propre sperme dans sa clinique», a-t-elle ajouté.

Cet ancien directeur d’une banque de sperme à Barendrecht aux Pays-Bas, au coeur d’un scandale retentissant, est accusé d’avoir remplacé, dans les années 1980, le sperme choisi par des familles pour des fécondations in-vitro, par le sien.

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Dès 2017, alertées par la faible ressemblance entre certains enfants et leur donneur supposé en comparaison des traits communs affichés avec le directeur du centre, les familles et le groupe de descendants présumés réclament son profil ADN et l’attaquent en justice. 
Jusqu’à sa mort, en avril de cette même année, le médecin refuse de se plier au prélèvement. Et, même après son décés, sa femme s’y oppose aussi. Pour aurtant, le doute plane après que l’avocat des familles, annonce que le médecin aurait confessé, peu de temps avant de mourir, avoir eu une soixantaine d’enfants du temps où il travaillait au sein de sa clinique. 
Cette établissement qu’il avait créé après avoir occupé pendant quinze ans le poste de directeur médical à l’hôpital Zuider de Rotterdam, a fermé ses portes en 2009 suite à deux enquêtes de l’inspection de la santé publique qui soupçonnait le médecin d’avoir, non seulement, commis des irrégularités administratives mais aussi dépassé le nombre maximum convenu de six enfants par donneur.

Des tests de paternité concluants

Un mois après la mort de Jan Karbaat, des objets, comme une brosse à dent, sont saisis à son domicile sur décision de justice. Leurs analyses, révèlent qu’il est bien le père de dix-neuf enfants et que, pour trois d’entre eux, le sperme vient de l’hôpital Zuider où il a exercé. 
Nouveau rebondissement en février 2019: le tribunal néerlandais décide que le prélèvement ADN réalisé sur les affaires personnelles de Jan Karbaat doit être mis à la disposition des parents et de leurs enfants.
Ils peuvent ainsi mener leurs propres analyses et les résulats révèlent l’existence de 49 descendants. Mais pour Defence for Children, il est probable qu’ils soient plus nombreux, rapporte l’agence de presse néerlandaise ANP. La décision des juges d’autoriser un test de paternité a «placé le droit des enfants avant celui de Karbaat et sa famille», a réagi Iara de Witte, conseillère au sein de l’organisation. «Maintenant, après des années d’incertitude, les plaigants peuvent enfin clore ce chapitre et commencer à digérer le fait qu’ils sont l’un des nombreux descendants de Karbaat», a-t-elle estimé.

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