Jeudi 19 Septembre, 2019

Accusé d'avoir violé sa fille pendant 8 ans, Patrick Cadet est libéré

Illustration Loop Haiti

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Le juge Ramoncite Alcimé, déjà décrié dans le cadre de l’affaire Petrocaribe, provoque un nouveau scandale au sein des organisations de droits humains. Ces dernières l’accusent d’avoir libéré dans des circonstances troublantes un père répondant au nom de Patrick Cadet qui a violé pendant plus de 8 ans sa propre fille actuellement âgée de 16 ans.

Alors que la victime dont nous nous gardons de citer le nom était une adolescente âgée de seulement 8 ans, Patrick Cadet (son père), un employé de l’ONA, a commencé à abuser d’elle sexuellement. Après plus de 96 mois qu’il a passé à jouir de l’orgasme de sa propre fille qu’il a d’ailleurs menacé d’assassiner à plusieurs reprises si la victime tentait de le dévoiler à quiconque.

Le dossier a malgré tout atterri devant le parquet de Port-au-Prince, vue que la victime ne pouvait plus garder ce secret qui déchirait atrocement ces entrailles.

Arrêté par la police le 14 mars, le présumé agresseur a été libéré le 6 juin 2018. Après trois mois. La mère de la victime, Luda Guerrier réclame justice et sollicite l’accompagnement de toute la société pour faire condamner son ex concubin. 

Le Bureau des Avocats Internationaux et la Fondation JE KLERE n’en reviennent pas. Ces organisations de défense des droits humains crient au scandale. Elles critiquent vertement le juge Ramoncite Alcimé qui a ordonné cette libération ainsi que le commissaire Brunet Salomon qui l’a approuvé. 

La mère de la victime, Luda Guerrier, dit croire que les autorités judiciaires ont été monnayées pour rendre cette décision. Le Bureau des Avocats Internationaux et la Fondation JE KLERE crie au scandale. « Il s’agit d’une libération illégale », dénonce-t-il. L’un des avocats de la victime Mario Joseph n’a pas mâché ses mots pour critiquer le juge Ramoncite Alcimé qui a rendu une ordonnance de non-lieu dans le cadre de cette affaire. Il s'insurge également contre le commissaire Brunet Salomon qui l’a approuvé.

Selon Me Joseph, le commissaire est complice puisqu’il n’a pas respecté le délai prévu par la loi pour exécuter une ordonnance de non-lieu qui est de 10 jours.
    
Luda Guerrier dit s'inquiéter énormément car la mise en liberté Patrick Cadet pourrait lui causer des dommages plus graves. Et selon ce qu’elle déclare, des rumeurs circulent que l’agresseur de sa fille, qui avait déjà l’habitude de lui proférer des menaces de mort, circule lourdement armé avec plusieurs agents de sécurité dans le voisinage de sa résidence.

Me Mario Joseph dit avoir fait recours en appel face à cette décision de libération. Marie Yolene Gilles exhorte le directeur de l’ONA de prendre des mesures en vue de la révocation de Patrick Cadet et rappelle que ce dernier a passé plusieurs jours en garde à vue avec également corruption comme chef d’accusation.

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