Lundi 16 Septembre, 2019

Parlement: chauffeurs et agents de sécurité exigent 7 mois de salaire

Des chauffeurs et agents de sécurité rapprochés de députés exigent 7 mois d’arriérés de salaire

Des chauffeurs et agents de sécurité rapprochés de députés exigent 7 mois d’arriérés de salaire

Par Luckson Saint-Vil

Plusieurs chauffeurs et agents de sécurité rapprochés de députés, ont entamé ce mardi 26 mars, un mouvement de protestation sur la cour du Parlement. Les protestataires réclament environ 7 mois d’arriérés de salaire et d'autres avantages. Ils dénoncent le laxisme des autorités étatiques qui, disent-ils, n’ont rien fait pour résoudre ce problème.

Alors que les députés tentent de tenir une séance ce mardi 26 mars, les chauffeurs et agents de sécurité rapprochés ont bloqué l’entrée principale du parking officiel de la Chambre basse. Concert de klaxon et de sirène… ils utilisent tous les moyens pour faire entendre leur voix. Dans le parking, les protestataires ont même déversé des détritus et d’autres barricades sur la chaussée, empêchant ainsi la rentrée de tous véhicules.

Sur les grilles, ils installent des pancartes, mentionnant clairement leurs revendications: 7 mois d’arriérés de salaire et d’autres avantages, dont une carte de débit. “Nous ne pouvons pas nourrir nos familles. Les frais scolaires de enfants ne sont pas payés, alors qu’on travaille parfois jusqu’à 2 heures du matin”, se lamente l’un des protestataires.

 

Les députés sont bel-et-bien au courant. Remarqué au parking officiel, non-loin des protestataires, Ronald Etienne de la circonscription de Pestel, évoque un problème administratif. “Ce qui se passe actuellement, c’est la résultante de la mauvaise gestion du Ministère de l’Economie et des Finances”, déplore-t-il. Ronald Etienne explique que depuis quelques temps, certains privilèges ne sont plus accordés aux parlementaires.

“Les rencontres et les promesses se multiplient, mais aucune avancée n’est constatée jusqu’ici”, se plaignent les protestataires. Frustrés, ces chauffeurs et agents de sécurité rapprochés, qui sont des contractuels de l’Etat, menacent d’empêcher l’entrée des véhicules au Parlement. “Si nous ne recevons pas nos salaires, nous utiliserons des chaines et des cadenas, pour verouiller la barrière principale”, avertissent les protestataires.

Alors qu’ils côtoient et protègent quotidiennement des députés qui bénéficient de nombreux privilèges de l’Etat, ces chauffeurs et ces hommes armés, dénoncent la précarité économique dans laquelle ils vivent avec leur famille.

Parlement: chauffeurs, agents de sécurité, arriérés de salaire

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :