Dimanche 18 Novembre, 2018

Ouragan Florence: derniers appels à évacuer sur la côte est américaine

Un point de contrôle de la police près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord), le 12 septembre 2018

Un point de contrôle de la police près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord), le 12 septembre 2018

Partir ou rester? Les habitants de la côte est des Etats-Unis étaient partagés mercredi, malgré le redoublement des appels à évacuer avant l'arrivée de l'ouragan Florence aux effets potentiellement dévastateurs.

Ces trois Etats de la côte atlantique sont les plus menacés par le cyclone, classé en catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avec des vents atteignant 215 km/h. Les premières bourrasques violentes sont attendues jeudi, le phénomène s'aggravant vendredi et samedi.

"Le désastre est à notre porte, et il s'apprête à entrer", a averti Roy Cooper, le gouverneur de la Caroline du Nord.

Certains, comme Kevin Miller, avaient toutefois choisi de défier les éléments.

"Il y aura un peu plus d'eau mais on va s'en sortir, j'ai confiance", ajoutait-il. "On a tout ce qu'il faut, on est prêts".

Wilmington, station balnéaire de Caroline du Nord comptant un peu plus de 100.000 habitants, se préparait à l'impact malgré le soleil qui brillait dans la matinée.

"Wilmington reste soudée", "Flo, tu n'es pas la bienvenue ici", pouvait-on lire sur la devanture du bar Tavern Law.

Florence progressait à une vitesse de 24 km/h, mais sa course avait légèrement déviée vers le sud-est, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC) dans son bulletin de 11H00 (15H00 GMT).

Florence va "être comme un direct de Mike Tyson sur la côte" des Carolines, a pour sa part assuré Jeff Byard, responsable de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Fema).

"Ces pluie pourraient provoquer des crues catastrophiques et des inondations importantes", a estimé le Centre national des ouragans, appelant la population à "accélérer les opérations" de protection des bâtiments face aux rafales attendues.

"La côte est très plate, la plupart du temps quand il pleut il n'y a nulle part où aller", a prévenu le maire de Charleston, John Tecklenburg.

De nombreux centres d'accueil, pourvus en eau et en nourriture, ont également été mis en place dans les trois Etats.

Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, comme les personnes âgées ou malades, il restait la solidarité. "Aidez vos voisins, une vie ne peut être remplacée", a imploré Jeff Byard.