Lundi 17 Juin, 2019

OIM-Haïti: la migration ne doit pas être une source d’exploitation

Guiseppe Loprete, chef de mission de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en Haïti / Photo : Steven Aristil/ Loop Haiti

Guiseppe Loprete, chef de mission de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en Haïti / Photo : Steven Aristil/ Loop Haiti

Le chef de mission de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en Haïti, Guiseppe Loprete, a présenté le mardi 23 avril 2019 une conférence sur les prérogatives de l’OIM face à la problématique de la migration dans le monde. Au cours de son intervention, le chef de mission dévoile de nouveaux axes de l’organisation afin de réduire la migration irrégulière haïtienne qui selon lui doit être une source de développement et non d’exploitation.

Des étudiants de l’Académie Nationale Diplomatique et Consulaire (ANDC) ont organisé de concert avec l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) une conférence sur la problématique de la migration dans le monde au local de l’institution universitaire. Déroulé sur le thème : « La problématique de la migration dans le monde, et mandat de l’Organisation Internationale de la migration », cette conférence a fait état des difficultés de l’organisation et des stratégies qu'elle compte mettre en place afin de donner des réponses adéquates au problème migratoire haïtien.

« On ne peut pas empêcher les Haïtiens de migrer vers d’autre pays, mais on doit les informer constamment afin que la migration haïtienne soit une source de développement et non une source d’exploitation », déclare monsieur Guiseppe Loprete.

Pour exemplifier, l’Italien d’origine a mis beaucoup d’accent sur le nombre d'Haïtiens qui chaque jour quittent leur pays natal en quête d’un mieux-être à l’étranger.  En Turc-et-Kaïkos, explique-t-il, « il y a plus de 2/3 d’Haïtiens, ce qui implique qu’il y a plus de migrants haïtiens que les habitants natives de la zone ».

Avec des mécanismes axés autour de 4 axes : l’assistance aux migrants, la gestion des frontières, l'assistance humanitaire, la gestion des risques et désastres qui sont les plus important pour l’OIM en Haïti, l’organisme qui depuis 2016 devient une entité à part entière des Nations-Unies, veut améliorer à tout prix les conditions des migrants.

Monsieur Loperte informe notamment que plus de bureaux de ladite organisation seront installés dans la zone frontalière entre Haïti et la République dominicaine afin de jouer un rôle médiateur plus important et que d’autres offices dans des zones à fort flux migratoire seront ouvert. « Nous développons des stratégies pour établir un bureau de l’OIM dans le département du Nord-Ouest », promet le chef de mission de l’OIM en Haïti en faisant référence à ce département qui est, selon les statistiques, une puissante source de boat people.

L'intervenant a dans la foulé rappelé qu’Haïti a signé le pacte mondial sur la migration en décembre 2018 ainsi que la convention relative au statut des réfugiés adoptée le 28 juillet 1951 par une conférence de plénipotentiaire des Nations-Unis dont l’article 3 précise que : «Les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d’origine». Le numéro de l'OIM pour Haïti a aussi invité les acteurs à actualiser la loi haïtienne sur la migration.

À côté du fait que les deux principaux pays d’accueils des migrants haïtiens - à savoir les Etats-Unis et la République Dominicaine - ne veulent pas signer le pacte mondial sur la migration, le corpus juridique sur l’immigration et l’émigration qui comprend la loi du 19 septembre 1953 sur l’immigration et l’émigration, la loi du 25 novembre 1959, semble être très désuet pour s’adapter à la réalité d’aujourd’hui comme celle d’hier.

Album photos de l'événement.

Conférence de l'ANDC et l'OIM sur la migration

 

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