Lundi 16 Septembre, 2019

Obama cible Trump et appelle à la mobilisation

L'ancien président américain Barack Obama, le 7 septembre 2018 à Urbana (Illinois)

L'ancien président américain Barack Obama, le 7 septembre 2018 à Urbana (Illinois)

Barack Obama a dénoncé vendredi avec virulence le lourd silence des républicains face aux dérives de Donald Trump, appelant les démocrates à se mobiliser à l'approche d'élections législatives cruciales.

Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis avait jusqu'ici soigneusement évité de s'attaquer nommément au 45e.

Evoquant la tumultueuse semaine que vient de vivre Donald Trump, l'ex-président démocrate de 57 ans a dénoncé l'idée selon laquelle "tout ira bien parce" qu'il y a des gens au sein de la Maison Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres de l'occupant du Bureau ovale.

Stigmatisant ces élus qui s'en tiennent à "de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux", il a déploré leur manque de cran, de colonne vertébrale.

S'inquiétant d'une administration qui affaiblit les alliances des Etats-Unis et se rapproche de la Russie, M. Obama a aussi dénoncé les attaques répétées de son successeur républicain contre l'indépendance de la justice ou la liberté de la presse.

Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux Etats-Unis, l'ancien président a aussi exprimé son espoir face à la mobilisation en cours.

"Vous devez voter car notre démocratie dépend de vous", a-t-il lancé.

Prenant par moments un ton plus strictement politique, il s'est étonné que son successeur s'attribue tous les mérites d'un soi-disant "miracle économique" américain.

En déplacement à Fargo, dans le Dakota du Nord, Donald Trump n'a pas laissé passer l'occasion d'ironiser sur l'allocution de son prédécesseur.

En jeu lors des élections du 6 novembre: les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

Pour Barack Obama, Donald Trump n'est en définitive que le "symptôme" d'une crise profonde et dangereuse, une forme de désaffection pour la politique qui menace ses fondements même.

L'ex-président, qui a jusqu'ici consacré l'essentiel de son temps à la rédaction de ses mémoires et à la mise en place de sa fondation à Chicago, retrouvera --temporairement-- le chemin des estrades de campagne dans les semaines à venir.

L'ancienne Première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l'intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre.

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