Lundi 30 Novembre, 2020

Nouvelle attaque armée contre un défenseur des droits humains

Nouvelles menaces de contre un défenseur des droits humains en Haïti.

Nouvelles menaces de contre un défenseur des droits humains en Haïti.

Au fil des ans, le Réseau national de défense des droits humains (RNDH) est devenu la cible privilégiée des bandits en Haïti. Ce mardi matin, des individus armés ont ouvert le feu sur les bâtiments de l’institution à Port-au-Prince. Cinq impacts de balles peuvent être repérés sur la barrière principale de l’institution, a confirmé ce matin Pierre Espérance, directeur exécutif de l’organisation, à la rédaction de Loop Haïti.

« Cela explique tout simplement que des gens sont dérangés par le travail qu’effectue le RNDDH », explique ce dernier avec le calme habituel qu’on lui reconnait. « Le bureau dispose des images qui peuvent parler pour elles-mêmes », ajoute celui qui invite la presse à faire son propre constat.  

« On vous a raté en 1999 et en 2017, on ne vous ratera pas en 2018… ». « Pierre, operasyon 2022 a lage 2 tisa yo nan men w, admire yo, karese yo pwochènman y ap nan tèt ou, match fini ». Des tracts qui expliquent en long et en large l'intention des bandits. 

La dernière fois que l’organisation a été le théâtre de telles opérations criminelles remonte au 28 décembre 2016. À l’époque, on pouvait lire dans une enveloppe le message qui suit : «  Nou gen kontwòl lakay ou,  travay ou, fanmi w ak deplasman w. Si nou panse nou ka anpeche vrè rezilta yo pase, jou nou konte » (trad. frse : « nous vous suivons de très près, votre travail, votre famille et votre déplacement. S’il vous arrive [RNDDH, ndlr] de croire être en mesure d’empêcher la publication des vrais résultats, vos jours sont comptés ».

Encore ces derniers jours, de telles menaces sont reprises à l’encontre du défenseur des droits humains. Comme à chaque fois, Esperance affirme qu’il n’a peur de rien. Et ce ne sont pas les tracts retrouvés jeudi passé dans le siège social de l’organisation qui viendront ébranler son zèle dans la lutte pour la protection des droits de la personne dans la société haïtienne.

Rappel. Avril 2017, un vent de corruption avait secoué le Réseau national de défense des droits humains (RNDH). L’ancienne responsable de programme de l’institution, Marie Yolène Gilles avait claqué la porte suite au dévoilement d’un « chèque d’un million cinq cents mille gourdes (1.500.000 gdes) du Bureau de Monétisation d’Aide Publique au Développement (BMPAD) datée du 2 décembre 2016 ».

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