Samedi 20 Octobre, 2018

Nouvelle crise à l’Ecole de Droit et des Sciences Economiques

Un homme transporte une affiche d'une annexe de l'Ecole de droit et sciences économiques des Gonaives

Un homme transporte une affiche d'une annexe de l'Ecole de droit et sciences économiques des Gonaives

« Le cycle des études devrait arriver à terme depuis 2017. Toutefois, jusqu’à présent, aucun étudiant ne sait quand auront lieu les examens de fin session qui pourraient conduire à la rédaction de son mémoire », se lamente Katy Gabriella Célestin, une étudiante en administration économique et sociale, une discipline proposée par le gouvernement canadien en 2011 aux responsables de l’Ecole de Droit et des Sciences économiques des Gonaïves.

En réaction à la désinvolture des responsables notamment de la faculté, des étudiants ont verrouillé les barrières de l’institution universitaire. Actuellement, les activités sont au point mort à l’EDSEG. Les étudiants protestataires déclenchent un mouvement de protestation, depuis plusieurs semaines en vue d’exiger que des dispositions soient prises pour leur permettre de soutenir leurs mémoires. « Nous entendons bloquer l’organisation du concours d’admission pour la nouvelle année académique si des mesures ne sont pas envisagées pour satisfaire nos revendications. Tous ceux qui veulent se faire inscrire à l’EDSEG doivent se rendre à la résidence du doyen de la faculté Mécène Jean Louis, préviennent les protestataires.

« La crise aurait été évitée si le rectorat de l’UEH avait manifesté sa volonté à nous sortir de ce carcan », estime Yankov Perjuste, également étudiant en administration et économie sociale. Ce dernier dénonce le comportement irresponsable du rectorat dans la gestion de cette affaire. « Nous avons adressé des correspondances au rectorat de l’UEH et aux responsables de la faculté pour leur expliquer nos préoccupations. A ces correspondances, ils n’ont donné aucune suite, martèle Yankov pour justifier ses propos.  

« Je suis à la faculté depuis 2011, jusqu’à présent, je n’ai pas encore soutenu mon travail de recherche alors que le cycle d’étude devait durer 3 ans et 6 mois » se plaint Yankov Perjuste qui dit être à bout de souffle.

Les étudiants de l’AES s’insurgent contre les dirigeants de cette entité de l’université d’Etat d’ Haïti qui continuent à accueillir un nombre élevé d’étudiants dans les salles de classe. Selon Katy Gabriella Célestin, une seule promotion de l’AES aurait accueilli environ trois mille étudiants alors que le rectorat de l’université d’Etat d’Haïti avait exigé que le nombre d’étudiants ne dépasse pas 100. Ils pointent du point le doyen de la faculté Mécène Jean Louis et Daniel Dupiton, vice-recteur aux affaires académiques.

L’EDSEG offre des formations en droit, en économie et en administration en administration économique et sociale. Cette faculté est l’une des entités de l’UEH qui accueille le plus grand nombre d’étudiants. Depuis plusieurs années, des voix s’élèvent pour dénoncer l’implémentation incontrôlée des annexes à travers le pays. A Port-au-Prince notamment, les annexes de l’école de droit et des Sciences sont en nette prolifération.