Mercredi 22 Novembre, 2017

« Nou pran lari a » : pour venir en aide aux artisans défavorisés

T-Shirt de l'activité

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« Nou pran lari a » (Occupons la rue) vise à rassembler tous les artistes issus des quartiers défavorisés en vue de promouvoir leurs travaux et de créer un réseau d’artisans qui vivent dans les mêmes conditions sociales.

Ce mouvement cible des artisans de Bel-Air, Cité Soleil, Martissant et Grand-rue. « Nou pran lari a », porté par un collectif de cinq jeunes, veut rompre avec tout discours réducteur, simpliste qui voudrait faire croire que l’art ne peut pas contourner la précarité dans laquelle pataugent, on le reconnait,  ces artisans nichés dans les quartiers pauvres et les bidonvilles. Mais justement, leurs angoisses existentielles, leurs propres vécus, leurs quotidiens peuvent nourrir leurs œuvres qui ont besoin d’être reconnues et sorties de l’ombre. Ce mouvement tient à décloisonner le secteur culturel, démasquer toute forme de préjugés vis-à-vis de l’art, sensibiliser le public à l’importance et à la compréhension d’une œuvre artistique.

Pour cela, les initiateurs (composés de jeunes entrepreneurs culturels  dont Allenby Augustin, Romel Jean-Pierre, Claudel Casséus, Rossi Jacques, Adler Pierre), entendent organiser des expositions dans des lieux publics, des ateliers de formation et d’éducation à l’intention de ces artisans et les aider à formuler une bien meilleure interprétation de leurs œuvres.

Sensibiliser, éduquer, et faire découvrir les œuvres de ces artisans aux gens qui vivent dans leurs entourages constituent le plan d’attaque des organisateurs qui accordent une importance capitale à l’éducation artistique dans le cadre de ce projet.  


Plus d’une vingtaine d’artisans exposeront, le 18 mai prochain, leurs œuvres sur la place Sainte-Anne, située au bas de la ville.