Mardi 22 Août, 2017

Nina, pépite du reggae

Samedi 4 Février, à Best Western Premier, un  parterre de journalistes et d’invités sont accueillis sur la terrasse de l’hôtel où Kiko et Carlito (de Nous deux) sont aussi affichés. Après Kiko, voix cabossée et chanteur du groupe True Rasta, Christina Albert gravit  la scène flanquée d’une pléiade de musiciens de haut niveau pour un petit tour de chants. Pas très décevant.

Avec une coupe très à la mode (elle est rasée des deux côtés mais a les cheveux le long du crâne), peau brune, yeux noirs, Christina Albert trempe sa voix émouvante, un peu cassée et éraillée, dans les eaux du reggae. Elle interprète quatre titres dont  « Mr. Jailer » (Asa) et « Lonely avenue Medley » de Stephen Marley. Mais en début de concert, elle chante « Ou fèm » de Riva Nyri Précil. Flot de frisson, timbre langoureux, feeling scat, free-style  garanti.

Christina Albert habille les chants sacrés, revisite les thèmes traditionnels avec une petite touche de modernité. Christina Albert, c’est cette pépite du reggae qui peut miraculeusement marier Bob au boléro. Christina Albert, attendue vendredi 10 mars sur la scène « Découverte » de Fokal dans le cadre du 11e Festival International de Jazz de Port-au-Prince, se frotte au rap comme au jazz ou à la musique racine, flirte avec le slam. Elle est l’instigatrice du mouvement Poet Jam. « C’est une soirée d’amour,  de musique et  de slam  où les rêves sont tressés avec des mots teintés de poésie, où des liens se tissent entre artistes à la belle étoile ».  

Organisatrice d’évènements artistiques, designer de Cliffart World, une organisation qui fait des peintures sur des objets recyclés, Christina Albert est une belle promesse de la musique haïtienne. Elle doit retrousser ses manches, suer sang et eau pour grimper les marches du succès musical.