Samedi 15 Décembre, 2018

Neymar : simulation, un carton jaune, un but, des larmes

Un penalty refusé pour simulation, un carton jaune, un but, des larmes: Neymar est passé par tous les états mais son Brésil s'est rapproché des 8es de finale en éliminant le Costa Rica (2-0) vendredi. Au pays du football roi, les pleurs du crack font beaucoup parler...

Les photographes se sont régalés. Neymar a d'abord enfoui son visage dans son maillot après avoir raté une belle occasion. Puis l'arbitre, en visionnant les images grâce à la VAR, lui a refusé un penalty pour une simulation grossière qui va sans doute faire les délices des réseaux sociaux.

Furieux d'une autre décision arbitrale, le joueur le plus cher du monde (222 M EUR) a ensuite tapé du poing dans un ballon, récoltant un jaune. On a pu lire aussi sur ses lèvres un beau "fils de p..." lâché à la cantonade.

Heureusement, Philippe Coutinho a relâché la pression qui pesait sur les épaules du joueur du PSG en ouvrant le score dans les arrêts de jeu (90e+1). C'est son deuxième but du tournoi. Et "Ney" a ensuite enfin trouvé le chemin des filets, pour ouvrir son compteur personnel (90e+7). Après toutes ces émotions, il a fini en pleurs, à genoux, sur la pelouse. Les photographes peuvent diffuser un beau portfolio rien qu'avec lui.

"Ce n'est pas normal de pleurer pour un deuxième match de la Coupe du monde", s'est immédiatement alarmé le plus grand quotidien du Brésil, O Globo, sur son site. "Une équipe doit afficher sa force mentale, pas sa fragilité. Sincères ou pas, les larmes de Neymar sont inquiétantes", insiste encore ce média.

"Ney" a tenté de désamorcer les critiques sur Twitter: "Tout le monde sait par où je suis passé pour arriver jusque là (ndlr: opération du pied droit début mars). C'étaient des larmes de joie, de dépassement, de force".

Son sélectionneur, Tite, a lui aussi déminé: "Il y a une chose que je peux dire, c'est que la joie, la responsabilité et la pression de jouer pour le Brésil c'est fort, et il a le courage de le montrer".

Le coach s'est également illustré d'une belle roulade, en costume sur la pelouse, sur le but de Coutinho. "Je crois que je me suis déchiré un muscle! Je boite maintenant", a admis l'intéressé. On ne s'ennuie jamais avec les Brésiliens.

Ils prennent en tout cas provisoirement la tête du groupe E avec 4 points, devant la Serbie (3 points) qui joue plus tard contre la Suisse (1 point).

 

Côté Suisse, la force n'est pas individuelle, c'est une expression collective. Mais la presse helvétique s'est tout de même attachée à décortiquer la performance contre les Brésiliens de Granit Xhaka, jugée décevante.

Le milieu d'Arsenal, pourtant précieux par son intelligence de jeu, a l'occasion de faire taire les voix dissonantes contre les Serbes, dans un match intimement particulier pour lui qui a des racines kosovares.

A Kaliningrad, sur les rives de la mer Baltique, la Serbie sera qualifiée en cas de succès, ce qui serait une première pour elle en tant que nation indépendante.

Pour la Nati, un match nul ne serait pas une si mauvaise opération avant d'affronter le Costa Rica, d'ores et déjà éliminé avec zéro point.

"Ce sera compliqué pour nous. Mais nous allons tout tenter pour remporter le match car c'est très important pour la suite", a souligné le défenseur suisse Fabian Schär.

 

Dans le groupe D, le Nigeria, menacé d'élimination, s'est révolté avec un doublé d'Ahmed Musa (2-0) contre l'Islande. Ce résultat a des répercussions pour l'Argentine: elle est désormais dernière de la poule (6 points pour la Croatie, déjà qualifiée, 3 pour le Nigeria, 1 pour l'Islande, 1 pour l'Albiceleste).

Mais tout espoir n'est pas perdu pour Lionel Messi. Son dernier match de la première phase se jouera mardi à Saint-Pétersbourg: les Argentins doivent briser les ailes des "Super Eagles" avec une pluie buts en cas de succès de l'Islande face à la Croatie.

En attendant ce match, les Argentins ont dû lire tout ce qui s'est écrit après l'humiliation subie jeudi soir face à la Croatie (3-0). Au pays, évidemment, la presse tire à boulets rouges. Olé titre "La Casa de Papelón", référence à la série de Netflix "La Casa de Papel", avec Papelón qui veut dire "ridicule".

"Ils ont brisé notre âme", poursuit le journal. "En interne, tous se sentaient éliminés. Durant le retour au camp de base, il y avait comme un air de fin de cycle".

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