Mardi 18 Février, 2020

NBAParisGame: Antetokounmpo, de la galère à Athènes à la gloire en NBA

Giannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks face au Brooklyn Nets, en NBA, le 18 janvier 2020 à New York

Giannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks face au Brooklyn Nets, en NBA, le 18 janvier 2020 à New York

Des rues d'Athènes aux parquets américains, l'histoire de Giannis Antetokounmpo, le Grec de Milwaukee qui sera la star du premier match de NBA jamais organisé en France, vendredi (21h00) à Paris-Bercy entre les Bucks et les Charlotte Hornets, semble avoir été inventée pour exciter les rêves de gosse.

Adolescent, le futur MVP (2019) arpentait la capitale grecque pour vendre des babioles afin d'aider sa famille à subsister. Venus du Nigeria au début des années 1990, quelque temps avant la naissance de Giannis, les Antetokounmpo vivaient de petits boulots avec quatre de leurs enfants, l'aîné étant resté en Afrique, et sans papiers officiels.

Aujourd'hui, le "Greek Freak" (le phénomène grec), un géant de 2,11 m doté de mains de plus de 30 cm, est devenu l'un des basketteurs les plus admirés de la planète. Mardi, il a franchi la barre des 10.000 points en NBA, lors du dernier match avant le "NBA Paris Game", en signant un nouveau triple double (28 points, 14 rebonds, 10 passes) contre Chicago. A 25 ans et 45 jours, il est le sixième plus jeune joueur de l'histoire à passer ce cap.

Depuis sa prolongation de contrat pour 100 millions de dollars en quatre ans en 2016, il est aussi un homme immensément riche. "Une histoire dingue non!", avait-il avoué un jour au magazine américain Sports Illustrated.

- Une foulée gigantesque -

Getty/AFP/Archives / AL BELLOGiannis Antetokounmpo (g) des Milwaukee Bucks tente un panier face à Jarrett Allen des Brooklyn Nets, en NBA, le 18 janvier 2019 à New York

Bien sûr Antetokounmpo est aussi une idole en Grèce, un pays auquel il rêve de donner un jour une médaille internationale, aux côtés de son aîné Thanasis, un joueur confirmé qui l'a rejoint cet été à Milwaukee, et peut-être de ses cadets Kostas et Alex, basketteurs également. Pourtant il lui a fallu attendre 2013, l'année de ses 18 ans, pour obtenir un passeport hellène juste avant son départ pour la "draft". Le nom de son père, Adetokunbo, a changé d'orthographe à cause d'une transcription hasardeuse du cyrillique à l'alphabet latin.

Le jeune Giannis a eu la chance d'être repéré par les scouts de la NBA alors qu'il portait le maillot d'un club de deuxième division grecque, Filathlitikos, et que nombre d'experts le jugeaient trop frêle. Les Bucks l'ont ainsi recruté à un modeste 15e rang de la "draft", ce qui signifie que 14 équipes auraient pu leur chiper la pépite, dont les Cleveland Cavaliers, nantis du premier choix et séduits par un certain Anthony Bennett, qui ne joue même plus en NBA à ce jour.

Ceux qui n'ont pas cru en lui s'en mordent les doigts en voyant le joueur dominant qu'il est devenu. Sa grande force est de posséder une agilité et une vitesse qu'on trouve normalement chez des hommes bien moins grands. Ses qualités athlétiques sont époustouflantes. Avec sa gigantesque foulée, il peut aller claquer un dunk en partant du milieu du terrain en ne dribblant qu'une seule fois. Considérablement étoffé musculairement depuis son arrivée aux États-Unis, il s'est transformé en un joueur ultra-complet capable de jouer à plusieurs postes. Son premier entraîneur américain, Jason Kidd, voulait même en faire un meneur de jeu!

- Des stats en progression -

Getty/AFP/Archives / AL BELLOGiannis Antetokounmpo des Milwaukee Bucks face aux Brooklyn Nets, en NBA, le 18 janvier 2020 à New York

"Il est éblouissant, si jeune et si talentueux! C'est une chance incroyable de l'avoir à Milwaukee. Il fait beaucoup plus que scorer pour nous: il fait des passes, il prend des rebonds, il défend. Il est spécial", a dit son coach actuel Mike Budenholzer après le premier entraînement des Bucks à Levallois.

L'an passé, Antetokounmpo a gagné le titre prestigieux de MVP (meilleur joueur) et cette saison ses statistiques sont encore en progression: 30 points de moyenne, 12,9 rebonds et 5,6 passes. La modeste franchise du Wisconsin, dans la région des Grands Lacs, dont le seul titre remonte à 1971, du temps de Kareem Abdul-Jabbar, a changé de dimension et atteint la finale de la conférence Est contre les futurs champions, les Toronto Raptors. Cette saison, elle arrive à Paris avec le meilleur bilan de la Ligue, 39 victoires en 45 matchs, devant les Los Angeles Lakers.

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