Lundi 21 May, 2018

Mort tragique d’un Haïtien à Montréal, une vidéo dévoilée

"Pierre Coriolan, décédé 27 juin 2017 suite à une intervention du Service de police de la Ville de Montréal".

"Pierre Coriolan, décédé 27 juin 2017 suite à une intervention du Service de police de la Ville de Montréal".

La mort d’un ressortissant haïtien à Montréal, 27 juin 2017, fait remonter une vague d’interrogations sur les agissements des agents de police de la ville. Une vidéo de quatre minutes non professionnelle raconte la mort tragique de Pierre Coriolan, 58 ans, habitant une HLM (Habitation à Loyer Modéré).  

Ce mercredi 7 février, la famille de Pierre Coriolan a lancé une « poursuite civile contre la ville de Montréal » et également une « campagne de socio-financement en lien avec la poursuite », lit-on dans un communiqué publié aujourd’hui même.

Sur la vidéo, l’on observe un Coriolan à genoux. On entend des balles de caoutchouc et des balles réelles. Couché par terre, un policier enjambe son corps et lui frappe le bras… (retrouvez la vidéo en-dessous).

Les policiers usaient d’une « force démesurée », « violence qui s’inscrit dans le continuum habituel d’intervention qui entraine trop souvent la mort de personnes vulnérables, noires et aux prises avec des troubles de santé mentale », poursuit la note.

Le communiqué informe que Coriolan souffrait de problèmes psychiques récurrents et il a été une « personne très vulnérable qui avait besoin d’aide ».    

L’ex-policier, documentariste et militant des droits civiques Wiel Prosper, affirme que trois choses jouaient contre M. Coriolan en partant : la couleur de sa peau, son statut social et le problème de santé mentale, rapporte Journal de Montreal. Il est également membre du comité de soutien de la famille Coriolan.

À présent, la campagne de socio-financement a déjà récolté 435 $ sur un objectif de 20 000 $, en une seule journée. « Cette poursuite vise à mettre en lumière les comportements hautement inadéquats des policiers, entre autres, envers les populations vulnérables », écrit Wiel sur sa page Facebook.