Jeudi 23 Novembre, 2017

Moïse Jean-Charles s’excuse auprès de l’Ambassade du Canada

Moïse Jean-Charles s’est excusé, mercredi dans la matinée, auprès des propriétaires de véhicules, de l’Ambassade du Canada (« exceptionnellement » fermée ce mercredi) et d’entreprises victimes de casses et d’actes de violence lors des manifestations qui se sont déroulées hier mardi 12 septembre à Port-au-Prince et à Delmas.

Il a confié au Nouvelliste, dans une entrevue relatée par le quotidien mercredi tôt dans la matinée, que les protestataires n’avaient pas l’intention de causer des dommages aux propriétaires de véhicules incendiés ou endommagés,  aux automobilistes qui ont essuyé plusieurs jets de pierre. Selon ce qu’il a fait comprendre, la responsabilité des casses est imputée aux autorités policières (qui agitaient la foule de manifestants) et au chef de l’État haïtien qui tarderait à faire marche-arrière sur le budget 2017-2018. Un nouveau calendrier devrait être connu ce mercredi : les prochaines cibles seront la commune de Pétion-Ville, le Parlement, le Palais national et la résidence privée de Jovenel Moïse située à Pèlerin.

Par ailleurs, selon les dernières informations qui nous sont parvenues, l’ex-candidat à la présidence sous la bannière de la plateforme Pitit Desalin, « aurait été victime », ce mercredi au niveau de Delmas 75, d’une tentative d’arrestation. Ce qu’ont déploré plusieurs parlementaires dont Evalière Beauplan, Gary Bodeau, Assad Volcy qui, pour sa part, appelle à la mobilisation pour soutenir l’ancien sénateur Jean-Charles.

Si d’un côté le ministre de la justice aurait intimé l’ordre de ne pas « fouiller la voiture » du leader de Pitit Desalin, mais d’un autre côté, ces parlementaires qui dénoncent cette tentative d’arrestation assimilent cet acte jugé « arbitraire »  à une provocation du pouvoir Tèt Kale. Selon eux, « l’objectif est de casser la mobilisation ».

Le budget 2017-2018 ne sera pas publié au journal officiel Le Moniteur, ont-ils scandé. Pour l’instant, des sympathisants de la plateforme gagnent encore une fois les rues, de manière improviste et spontanée, et se dirigent vers la commune de Pétion-Ville.

Dans la foulée, Evans Paul, ancien Premier ministre sous Michel Martelly, invite le gouvernement à éviter toutes maladresses qui pourront la conduire au pire. «  Il importe au gouvernement d’éviter toutes maladresses susceptibles de compliquer la situation politique déjà dégénérée », a-t-il tweeté.