Lundi 16 Septembre, 2019

Merkel rejette toute perte d'influence après l'annonce de son départ

La chancelière allemand Angela Merkel regarde sa montre en attendant l'arrivée à la chancellerie à Berlin de dirigeants africains pour une conférence sur le commerce, l'aide internationale et la diplomatie, le 30 octobre 2018

La chancelière allemand Angela Merkel regarde sa montre en attendant l'arrivée à la chancellerie à Berlin de dirigeants africains pour une conférence sur le commerce, l'aide internationale et la diplomatie, le 30 octobre 2018

Angela Merkel a rejeté mardi les craintes de la voir perdre en influence dans le monde à la suite de l'annonce de son retrait progressif du pouvoir en Allemagne, alors que la course à sa succession est pleinement lancée.

Au pouvoir depuis 13 ans, Angela Merkel a été contrainte lundi d'amorcer sa retraite politique après un énième revers électoral de son parti lors d'un scrutin régional en Hesse.

Elle a annoncé que son actuel mandat de chancelière s'achevant en 2021 serait le dernier et qu'elle se retirerait dès décembre de la présidence de son mouvement démocrate-chrétien (CDU), alors qu'elle avait jusqu'ici considéré que les deux fonctions étaient liées.

Malgré ses assurances, les craintes en Allemagne de la voir progressivement s'affaiblir sur le plan intérieur comme sur le plan international sont réelles.

Du coup, beaucoup doutent de la capacité de la dirigeante au record de longévité au pouvoir en Europe occidentale à se maintenir encore trois ans en poste jusqu'au terme de son mandat.

Même le président de la chambre des députés, et ancien ministre des Finances de la chancelière, Wolfgang Schäuble, a exprimé des doutes.

Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, le fragile gouvernement de coalition actuel entre conservateurs et sociaux-démocrates et la chancelière risque de tomber au printemps prochain.

La dirigeante de la première économie en Europe franchira un premier pas décisif vers la sortie dans un peu plus d'un mois quand elle passera la main à la tête de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) qu'elle préside depuis dix-huit ans.

Deux candidats pour la remplacer se sont déclarés dès lundi, la secrétaire générale du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommé "AKK" ou la "Merkel de la Sarre", sa région d'origine, et le ministre de la Santé, Jens Spahn.

"Nous avons besoin d'un nouveau départ et de renouveau", a-t-il dit.

Jens Spahn en particulier, un admirateur du chancelier autrichien Sebastian Kurz qui gouverne avec l'extrême droite, a critiqué la décision d'Angela Merkel de faire entrer plus d'un million de demandeurs d'asile dans le pays en 2015 et 2016.

Le parti CDU désignera le ou la remplaçante d'Angela Merkel à sa tête début décembre en congrès.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :