Lundi 11 Novembre, 2019

Merkel exhorte les Allemands à se mobiliser contre "la haine"

Des manifestants arborent les portraits de victimes de migrants pendant un rassemblement organisé par le parti anti-immigration AfD le 1er septembre 2018 à Chemnitz

Des manifestants arborent les portraits de victimes de migrants pendant un rassemblement organisé par le parti anti-immigration AfD le 1er septembre 2018 à Chemnitz

La chancelière Angela Merkel a exhorté lundi les Allemands à se mobiliser contre la "haine" propagée par l'extrême droite qui occupe le terrain, après de nouvelles violences au cours du week-end ayant fait près d'une vingtaine de blessés.

"Nous devons le faire clairement savoir", a-t-il ajouté, "chaque citoyen peut le faire en prenant la parole et en prenant position contre la division de notre pays".

La justice a arrêté un demandeur d'asile irakien de 22 ans et un complice présumé syrien dans cette affaire.

L'extrême droite, portée par le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), première force d'opposition à la chambre des députés à Berlin, s'est saisie de cet homicide pour relancer ses critiques contre les migrants et la politique d'Angela Merkel à leur égard. La chancelière est accusée d'avoir fait grimper l'insécurité dans le pays en accueillant en 2015 et 2016 plus d'un million de demandeurs d'asile.

Son ancien petit-ami, Abdul D., un demandeur d'asile affirmant venir d'Afghanistan, a été condamné lundi pour ces faits à huit ans et demi de prison. Il devrait être expulsé au terme de sa détention.

A Chemnitz, 18 personnes, dont trois policiers, ont été blessées samedi soir en marge du défilé anti-migrants et d'une contre-manifestation de gauche ayant, elle, réuni 3.000 personnes. Parmi les blessés: un jeune Afghan de 20 ans roué de coups par des hommes masqués, des militants du parti social-démocrate et une équipe de télévision.

Lundi en fin d'après-midi dans cette ville, un concert rock contre la xénophobie est prévu sous le mot d'ordre "Nous sommes plus nombreux".

Mais pour le ministre allemand des Affaires étrangères cette mobilisation reste trop modeste.

"Il nous faut quitter nos divans douillets et prendre la parole", a-t-il ajouté. Le chef du gouvernement de Saxe, Michael Kretschmer, membre du parti de centre droit d'Angela Merkel, a lui aussi exhorté lundi "la majorité de la population à donner la voix" à Chemnitz.

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