Dimanche 31 May, 2020

Mention Très bien à la première soutenance de thèse doctorale à l'UEH

Pierre Maxwell Belle-Fleur, lors de la présentation de la première soutenance de thèse doctorale de l'UEH.

Pierre Maxwell Belle-Fleur, lors de la présentation de la première soutenance de thèse doctorale de l'UEH.

La première soutenance de thèse doctorale de l’Université d’État d’Haïti a été présentée vendredi 11 janvier 2019 à la Direction des études post-graduées, devant une pléiade de professeurs, de chercheurs scientifiques du milieu académique haïtien. Pierre Maxwell Belle-Fleur a obtenu la mention « Très bien » pour son travail articulé autour du thème « Poétique de la nouvelle en Haïti » (1980-2010).

L'événement a eu lieu en présence d'un jury constitué d’une brochette d’enseignants locaux et étrangers dont Nadève Ménard (UEH/École Normale Supérieure), Michaël Rinn de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), ainsi que Jhon Picard Byron, responsable du laboratoire Langues, Discours et Représentation (LADIREP). Pour parvenir à ce travail fini, Pierre Maxwell Belle-Fleur a du balayer de nombreux obstacles dressés devant lui comme entre autres, le manque d’infrastructures et très faible financement alloué par l’État à des projets de recherches scientifique. C’est ce qu’a fait savoir Jhon Picard Byron, le codirecteur du travail de recherche, soulignant le peu d’intérêt des élites politiques et économiques du pays à la production scientifique.

« L’État haïtien, les élites économiques doivent cesser d’afficher ce désintérêt - on ne peut plus évident - pour la recherche scientifique, a-t-il précisé dans son discours. Ce déficit d’infrastructures, matérielle et institutionnelle, de la production scientifique est trop évident, a-t-til poursuivi. Les chercheurs ne peuvent pas continuer à mener leurs travaux comme si c’était une activité personnelle. Il nous faut le statut qui correspond avec le travail dans lequel nous sommes impliqués », a-t-il indiqué.

Le recteur de l’UEH Fritz Deshommes a salué le courage de Belle-Fleur qui a tenu bon jusqu’au bout en dépit des conditions difficiles de la recherche en Haïti. Cette première soutenance est, a-t-il avoué, « un tournant » pour le renforcement de la recherche, l’élargissement des capacités académiques de l’université ».

Dans le cadre de son travail de recherche, Pierre Maxwell Belle-Fleur, ancien Secrétaire général de la Faculté d'Ethnologie (FE) de 2010 à 2015 et détenteur d’une maîtrise en « Lettres modernes et contemporaines », s’est focalisé sur la nouvelle, genre littéraire permettant de dépeindre le « chaos de l’imaginaire haïtien ». Pierre Maxwell Belle-Fleur est aussi Vice-président du Conseil de gestion du Campus Henri Christophe de Limonade.

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