Mardi 12 Novembre, 2019

May essaie de conjurer un rejet "catastrophique" de l'accord de Brexit

La Première ministre britannique Theresa May, le 13 jnavier 2019 près de Maidenhead, à l'ouest de Londres

La Première ministre britannique Theresa May, le 13 jnavier 2019 près de Maidenhead, à l'ouest de Londres

Theresa May va une nouvelle fois défendre lundi auprès des députés britanniques son accord de Brexit, sous peine en cas de rejet de plonger le Royaume-Uni dans une situation "catastrophique", dans un plaidoyer à la veille d'un vote décisif annoncé comme perdu d'avance.

Rejeter ce texte risque de compromettre le Brexit et de saper la démocratie, doit déclarer Theresa May dans un discours qu'elle fera dans une usine du bastion pro-Brexit de Stoke-on-Trent (centre de l'Angleterre).

Si le texte est effectivement recalé, le Royaume-Uni risque de quitter l'UE sans accord le 29 mars, un scénario redouté par les milieux économiques, ou plus probablement de ne pas quitter du tout le bloc européen, selon Mme May.

- 'Assurances' de l'UE -

Elle devrait "présenter les assurances qu'elle a reçues de l'Union européenne à l'issue des discussions de ces derniers jours et j'espère que mes collègues les écouteront", a-t-il déclaré.

Cette option de dernier recours, décriée par les Brexiters, doit éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord si aucune solution alternative n'était trouvée à l'issue d'une période de transition.

La menace d'un +no deal+ a déjà été contrecarrée la semaine dernière au Parlement, avec l'adoption d'un amendement obligeant l'exécutif à présenter sous trois jours, en cas de rejet de l'accord, un "plan B" amendable.

- Gouvernement sur la touche -

D'après le journal, Downing Street est "extrêmement préoccupé" par cette éventualité qui donnerait la main aux députés, estimant qu'elle leur permettrait de retarder la sortie de l'UE en suspendant l'article 50 du Traité de l'UE régissant le départ d'un Etat membre, voire de faire marche arrière sur le Brexit.

Voulant capitaliser sur le chaos ambiant, le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a une nouvelle fois appelé dimanche à des élections anticipées en cas de rejet de l'accord, assurant que sa formation déposerait "bientôt" une motion de censure.

Si le Labour accédait au pouvoir, le Brexit pourrait être retardé le temps de négocier un nouvel accord avec Bruxelles, a reconnu M. Corbyn sur la BBC.

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