Lundi 17 Juin, 2019

Martelly à Montréal ? : Le cabinet de Justin Trudeau étudie le dossier

Le chanteur Sweet Micky./Photo:Jounal Nou.

Le chanteur Sweet Micky./Photo:Jounal Nou.

Des voix s’élèvent et la mobilisation s’intensifie contre la venue de Michel Martelly à Montréal où il est invité par le producteur Bernier Sylvain à donner un concert vendredi 22 mars.

Une bonne frange de la communauté haïtienne de Montréal, qualifiant le chanteur vedette Sweet Micky (nom de scène de Michel Martelly) proteste contre la venue de ce dernier, à deux jours de son spectacle programmé pour vendredi.

Plusieurs organisations de femmes dont la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), la Maison d’Haïti, Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI), le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQ CALACS) se disent tous préoccupés par la venue de ce chanteur au Canada.

Il est reproché d’avoir tenu dans le passé des propos indécents, salaces et sexistes à l’encontre des femmes. « Il est d’une misogynie notoire, soutient Marjorie Villefranche, Directrice Générale de la Maison d’Haïti.  « […] Cette incitation au viol et à la banalisation du viol n’est pas un discours qui est possible pour nous à Montréal ».

Frédéric Boisrond a, en janvier dernier, adressé une lettre au Premier Ministre Justin Trudeau pour demander l’annulation du concert. « On est à un moment où il faut prendre notre responsabilité en tant que citoyen, affirme le sociologue Frédéric Boisrond. « La question, ce n’est pas d’empêcher un artiste de rentrer mais plutôt d’empêcher un discours de rentrer au Canada ».

Pour ces militants, Michel Martelly, ancien président d’Haïti, n’est pas la bienvenue à Montréal en raison de nombreuses accusations de corruption, de gaspillage ou de détournements de fonds publics qui pèsent sur son dos.

Valérie Plante, mairesse de Montréal, a reçu la plainte d’interdire Michel Martelly d’entrer sur le territoire mais a signalé que c’est Ottawa qui gère les frontières canadiennes, lit-on dans Le Journal de Montréal.

Le cabinet du Premier Ministre Justin Trudeau confirme étudier le dossier et apportera, sûrement dans les prochaines heures, les réponses appropriées. 

Michel Martelly avait, de son coté, déclaré que cette protestation et tout ce bruit autour de son nom n'est autre qu'une publicité gratuite pour lui et son spectacle. 

Affaire à suivre.

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