Dimanche 13 Octobre, 2019

Mariage forcé entre une femme et son violeur présumé

Foto d'illustration: AFP

Foto d'illustration: AFP

Le Bangladesh a sanctionné deux policiers suspectés d'avoir forcé une femme à épouser l'un des hommes qu'elle accuse de viol en réunion, ont indiqué jeudi les autorités locales.

Une mère de trois enfants a déposé plainte lundi, accusant cinq hommes de l'avoir retenue dans une pièce et de l'avoir violée à de multiples reprises entre les 29 et 31 août dans le district de Pabna, dans le nord du Bangladesh.

Mais selon des articles du journal Daily Star, citant le frère de la femme, celle-ci s'était vue quelques jours auparavant obligée de signer des documents pour divorcer de son mari et épouser le principal suspect.

La police a ouvert une enquête sur ces allégations et a par la suite indiqué que le mariage semblait être une tentative de l'empêcher de porter plainte contre les suspects.

«Nous avons suspendu le sous-inspecteur Ekramul Haq pour avoir facilité le mariage entre la victime et l'un des violeurs présumés, qui est le principal accusé», a déclaré à l'AFP Mohammad ibne Mizan, vice-directeur de la police de Pabna.

«Nous avons également retiré de ses fonctions l'officier en charge du commissariat de Pabna Sadar après qu'il eut autorisé que le mariage se déroule dans les locaux de la police», a-t-il ajouté.

Les forces de l'ordre ont interpellé quatre personnes liées à cette affaire, dont trois des violeurs présumés. L'un des accusés est un responsable local du parti au pouvoir, l'Awami League, selon le Daily Star.

Les défenseurs des droits humains affirment que les viols en réunion sont en augmentation dans le pays d'Asie du Sud ces dernières années. Ils dénoncent un système judiciaire défaillant, où très peu de cas de viols aboutissent à des condamnations.

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