Samedi 23 Septembre, 2017

Manifestation/Budget: « La PNH ne cédera pas aux pressions de la rue »

La journée de manifestation contre le vote du budget 2017-2018 du mardi 12 septembre s’est soldée par un remue-ménage général qui a donné lieu à des actes de violence. Le bilan des dégâts occasionnés est lourd : vitres brisés, véhicules incendiés, entreprises attaquées. Les forces de l’ordre n’ont pas su maîtriser l’ampleur des désordres, tant les manifestants étaient dispersés dans différentes artères de la capitale.

Dans une note de presse publiée en fin de journée, on y lit : « La Direction générale de de la Police d'Haiti blâme avec force et condamne avec la plus grande vigueur les esprits mal intentionnés et les ennemis de la démocratie qui ont fait du 12 septembre une journée de fureur et de de violence sans mesure. »

Mais d’autres journées de manifestations sont encore annoncées, avec le même fil rouge : le vote du budget 2017-2018 par les députés et les sénateurs. Les manifestants, inspirés de ce qui s’est passé au Paraguay le week-end écoulé, vont jusqu’à menacer d’incendier le parlement haïtien.

Pour garantir sa mission de « protection des vies et des biens », la PNH « rappelle à la population qu'elle ne cédera pas aux pressions d'où qu'elles viennent et ne tolèrera jamais ces débordements de passions qui fragilisent le bon climat du vivre ensemble ».

« La PNH ne cédera pas aux pressions de la rue. Les auteurs de banditisme, de vandalisme et de barbarie de toutes sortes seront arrêtés et remis à la justice », prévient la note, signée par le directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon.

Auparavant, le Ministère de la Justice et le Bureau du secrétaire d'Etat à la Sécurité publique avaient dit condamner avec rigueur « les actes de violence et de vandalisme perpétrés durant la manifestation qui s'est déroulée  mardi  dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ils  expriment leur soutien aux victimes et affirment leur  fermeté face à ces actes inacceptables, tout en soulignant que les dégradations volontaires commises, feront l'objet de poursuites judiciaires, avec condamnation de leurs auteurs ».