Mercredi 15 Juillet, 2020

L’OPC indigné par la démission du président du CNLTP

Renan Hédouville, protecteur du citoyen.

Renan Hédouville, protecteur du citoyen.

Le 10 décembre 2018, le président du Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP), Ely Thélot a remis sa démission au chef de l’Etat, Jovenel Moïse. Un choix qui suscite les réactions de l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), eu égard aux raisons évoquées par le démissionnaire.

Dans une note datée du 12 décembre 2018, l’institution « exprime son indignation » en réaction à cet acte de démission. « L’OPC regrette que les instances étatiques concernées ne comprennent pas la nécessité d’appuyer le travail du Comité dans la lutte contre la traite des personnes en Haïti à un moment où ce phénomène prend des proportions très alarmantes notamment dans les zones frontalières du pays », relate ladite note.

Il impute à l’Etat de « combattre tous les phénomènes entravant la jouissance des droits Humains ». Cela dit, l’OPC poursuit en rappelant que « l’Etat a pour obligation de respecter, de protéger et de mettre en œuvre les Droits Humains à travers l’adoption de mesures appropriées pouvant garantir le plein exercice de ces droits ».

Rappelons que les raisons évoquées par monsieur Thélot pour justifier sa démission font état d’un « sentiment d’insatisfaction » dans les rapports du comité avec son ministère de tutelle, celui de la Justice et de la Sécurité Publique. Selon lui, le CNLTP ne dispose pas des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ses projets depuis sa nomination en 2015.

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