Dimanche 17 Juin, 2018

OIM et CAPAC forment des haïtiennes en Gestion de petites entreprises

Une femme ayant reçu son kit de démarrage après sa formation en gestion de petites entreprises/ Crédit: OIM

Une femme ayant reçu son kit de démarrage après sa formation en gestion de petites entreprises/ Crédit: OIM

Mis à jour le 3/12/2018 / 10:36 AM

Il ne se passe pas un mois sans que la république dominicaine ne retourne vers Haïti, une grappe de ressortissants haïtiens, soit parce qu’ils tentaient de rentrer en terre dominicaine de manière illégale, soit parce qu’ils y vivaient déjà, mais en situation irrégulière.

Rentrés au pays, aucun de ses malheureux ne peut se targuer d’y trouver un paradis. Sinon pourquoi se déplaceraient-ils vers une terre qui leur réserve souvent humiliation et mauvais traitement ?

Conscients de cette réalité, l’organisation internationale de la migration (oim), en collaboration avec le centre d’action paysanne et d’action communautaire (capac) et avec l’appui financier du gouvernement canadientente de voler au secours de centaines d'haïtiens revenant de la république voisine, à travers son projet « aide aux enfants et femmes vulnérables dans les zones frontalières entre Haiti et la république dominicaine  ».

 

Aide aux enfants et femmes vulnérables dans les zones frontalières entre Haiti et la République dominicaine » est un programme à travers lequel, l’oim facilite la réintégration durable de 700 migrants vulnérables (avec une attention spécifique pour les femmes et filles) sur la gestion des activités génératrices de revenus. L’objectif est de les armer de « suffisamment de connaissances et d’outils » pour qu’elles puissent bien gérer leurs petits commerces et devenir autonomes financièrement » a écrit l’organisation dans une note publiée sur son site web.

« Coachées, elles entreprennent avec plus de professionnalisme et de confiance en elles », croit l’OIM.

Cette initiative dont le canada se dit « fier d’appuyer » est entreprise au bénéfice des femmes et les filles de la zone frontalière et vise à « améliorer les capacités des acteurs locaux dans leur lutte contre la migration irrégulière et la traite », dit l'ambassade du canada en Haïti.

L’idée est aussi de « mettre en place un mécanisme de référencement pour faciliter l’accès aux services de base pour la réintégration durable des migrants vulnérables, incluant les femmes et filles », conclut-il, sur son compte Facebook.

Cap-Haïtien, anse-à-pitres, Ouanaminthe, Belladere, Port-au-Prince, cornillon Grand-Bois ont déjà reçu leur dose de formation dans le cadre du projet, et les participantes 195 hommes et 387 femmes, à part la formation, ont déjà reçu cette formation ont reçu chacune un kit de démarrage « qui ouvre la voie vers l’autonomisation », selon l’OIM.

Contenu de chaque kit : un sac de riz de 25kgs, un sac de pois de 12.50kgs, un sac de sucre de 25kgs, un sac de, mais de 25kgs, un sac de farine de 25kgs, un bidon d'huile de 10l, une caisse de harengs, une caisse de bouillon-cube de poulet, une caisse de lait, du beurre, des paquets de spaghetti, des boites de conserve de concentre de tomates, 5 kg d’ail.