Vendredi 22 Novembre, 2019

L’ISPEC se dit inquiet face à la montée de ces 3 maladies en Haïti

Photo : Logo ISPEC - Credit Photo : Site Internet ISPEC

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L'Institut en Santé Préventive Environnementale et Communautaire (ISPEC) veut lever la voile sur l'Hypertension artérielle, le diabète et le cancer de l'utérus. Selon l’institut, ces maladies chroniques qui font des ravages en Haïti méritent une attention plus soutenue de la part de l’Etat Haïtien.

En Haïti, plus de 14 % de la population âgée de 40 ans et plus souffre du diabète selon les statistiques de 2017 de la Fondation Haïtienne de Diabète et des Maladies Cardio-vasculaires (FHADIMAC). C’est aussi une des quatre premières causes de décès en Haïti selon le Dr. René N. Charles. Jusqu’en 2018 encore, 14% des Haïtiens souffrent de diabète, alors qu'en 1968 seulement 3% de la population en étaient victimes. Des statistiques alarmantes, selon le Dr. Charles.

Selon les statistiques fournies par une source proche de l'OFATMA en 2014, plus de 2 millions de personnes en Haïti souffrent d'hypertension artérielle. Le mal est que l’Haïtien en moyenne consomme 30 à 35 g de sel par jour contre la moyenne de 4 g recommandée par l'OMS.

Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cité par le Dr. Cornelly, Haïti a l’incidence la plus élevée par rapport aux statistiques régionales de la zone Amérique Latine et Caraïbes. Pour le cancer du col, le taux est de 93,2 pour 100,000 et le taux de mortalité est de 53 pour 100.000 en 2015.

« L’une des raisons à la base de cette situation est que « 80 % des femmes souffrant de cancer viennent à l’hôpital seulement quand la maladie est à un stade avancé », déplore le Dr. Vincent DeGennaro, Chef de médecine interne pour le projet Medishare, à l’Hôpital Bernard Mevs, à Port-au-Prince.

Ces tueurs silencieux que sont les l'Hypertension artérielle, le diabète et le cancer de l'utérus, constituent un véritable problème de santé publique majeure, selon l'Institut en Santé Préventive Environnementale et Communautaire (ISPEC).

« Le déficit de formation et de sensibilisation de la population est la première cause de mortalité liée à ces maladies », déplorent certains spécialistes. Le coordonnateur de terrain de l'Institut en Santé Préventive Environnementale et Communautaire, Jean Ciba, croit que l’Etat haïtien doit élever ces maladies au rang de problème de santé publique majeure.

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