Mardi 4 Août, 2020

L'Iran frappé par des sanctions américaines, Rohani crie à la "guerre psychologique"

Le président iranien Hassan Rohani, en interview, 6 août 2018/ Photo AFP

Le président iranien Hassan Rohani, en interview, 6 août 2018/ Photo AFP

Une salve de sanctions américaines contre l'Iran est entrée en vigueur mardi, le président iranien Hassan Rohani criant à la "guerre psychologique" et écartant toute négociation sur un nouvel accord nucléaire réclamé par les Etats-Unis.

Les mesures appliquées mardi comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Habitués à l'hostilité des Etats-Unis envers leur pays, nombre d'Iraniens accusent leurs propres dirigeants d'avoir échoué à trouver une solution.

Pour lui, les dirigeants iraniens devraient "avaler le poison" et négocier avec les Etats-Unis, pays avec lequel l'Iran n'a plus de relations diplomatiques depuis 1980.

Il a écarté des négociations avec l'ennemi américain, à l'ombre de sanctions. "Associer des négociations à des sanctions c'est insensé. Ils imposent des sanctions aux enfants iraniens, aux malades et à la nation", a-t-il dit dans un entretien télévisé lundi soir.

Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump lançait un nouvel avertissement à l'Iran tout en disant qu'il restait "ouvert" à un "accord plus global sur l'ensemble des activités néfastes (de l'Iran), y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme".

M. Trump, très hostile envers l'Iran, reproche notamment à ce pays son soutien au président syrien Bachar al-Assad, aux rebelles au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

Les Etats-Unis considèrent les sanctions "comme un moyen de pression pour que l'Iran revienne à la table des négociations, afin de modifier les conditions de l'accord à sa convenance. Cela ne se produira pas", estime John Glaser, du think tank Cato Institute.

- Détermination de l'UE -

Rétablies mardi à 04H01 GMT, les sanctions américaines seront suivies, en novembre, de nouvelles mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves. Craignant d'être pris en étau entre les manœuvres de leur gouvernement et les sanctions américaines, de nombreux Iraniens ont mis des dollars de côté et fait des provisions ces derniers jours.

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