Vendredi 25 Septembre, 2020

L'Iran exclut toute rencontre avec les Etats-Unis

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une rencontre avec son homologue nord-coréen Ri Yong Ho à Téhéran, le 7 août 2018

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une rencontre avec son homologue nord-coréen Ri Yong Ho à Téhéran, le 7 août 2018

L'Iran a exclu samedi toute rencontre avec les Etats-Unis, quatre jours après le rétablissement des sanctions américaines, rejetant de la manière la plus explicite l'offre de dialogue du président Donald Trump.

Même si M. Trump a dit vouloir exercer, à travers ses sanctions, une "pression maximale" sur l'Iran accusé de "d'activités néfastes", il a dit être prêt à des discussions avec Téhéran et à un nouvel "accord global".

"Non, il n'y aura pas de rencontre", a-t-il déclaré à l'agence iranienne Tasnim, proche des conservateurs, qui l'interrogeait sur une possible rencontre avec le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ou avec d'autres responsables américains en marge des travaux de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, à laquelle participeront M. Trump et le président iranien Hassan Rohani.

Ce dernier avait souvent rencontré l'ancien secrétaire d'Etat américain John Kerry lors des négociations qui avaient abouti à la conclusion de l'accord nucléaire.

M. Rohani, qui a tout misé sur l'accord nucléaire et une politique d'ouverture envers l'Occident, avait accusé Washington de "vouloir provoquer des dissensions" parmi les Iraniens en rétablissant les sanctions.

- "Addiction aux sanctions" -

Russes et européens, également signataires de l'accord nucléaire, ont condamné les mesures américaines et se sont dit déterminés à sauver ce texte qui visait à garantir un caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien, contre la levée progressive des sanctions qui avaient isolé l'Iran.

"La jubilation éprouvée (par Donald Trump) en imposant des difficultés économiques à la Turquie, son allié de l'OTAN, est honteuse", a-t-il écrit sur Twitter.

La monnaie glisse "rapidement vers le bas par rapport à notre dollar très fort!", a réagi Donald Trump.

L'Iran a également subi une chute vertigineuse de sa monnaie, le rial ayant perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar depuis avril avec alors les menaces de M. Trump de se retirer de l'accord.

Avec un risque d'aggravation de la crise économique, plusieurs villes d'Iran ont été le théâtre ces dernières semaines de manifestations sporadiques et de grèves contre le chômage et l'inflation mais aussi pour exprimer la colère envers le système politique.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :