Jeudi 21 Mars, 2019

Y Chévry demande à Arnel d'observer une trêve pour le match Haïti-Cuba

Le maire de Port-au-Prince, Youri Chevry

Le maire de Port-au-Prince, Youri Chevry

Lors d'une conférence de presse en marge de la rencontre prévue le 24 mars prochain entre la sélection haïtienne de football contre celle de Cuba, le premier citoyen de la ville de Port-au-Prince, Youri Chévry, a demandé au chef de gang Arnel d’observer un cessez-le-feu pour la période allant de 17 au 25 mars 2019.

Le match des grenadiers contre les Cubains comptant pour la dernière journée de la Ligue des Nations est d’une importance capitale pour les hommes de Marc Collat qui visent la Gold Cup et la qualification pour le groupe A. Comme l’a si bien dit le président de la Fédération haïtienne de football, Dadou Jean Bart, si Haïti perdait ce match, les conséquences seraient désastreuses.

Vu l’insécurité qui bat son plein dans le centre ville de Port-au-Prince à cause notamment des affrontements des gangs rivaux, les organisateurs craignent une éventuelle disqualification de la sélection haïtienne au cas où Haïti ne pourrait pas assurer la sécurité de la délégation cubaine. Ce qui entraînerait une défaite par forfait (3-0) contre les grenadiers.

Par conséquent, les autorités, par la voix du maire de Port-au-Prince, sollicitent aux gangs d’Arnel Joseph opérant au village de Dieu, non loin du stade Sylvio Cator, une trêve d’un peu plus d’une semaine en vue de permettre aux grenadiers de disputer ce match charriant de si grands enjeux.

« Je vais me servir du micro que j’ai en main pour m’adresser à Arnel que j’ai jamais rencontré. Le dimanche 24 mars au stade Sylvio Cator, la sélection nationale jouera contre Cuba et pour le bien de tous, nous avons besoin d’une trêve allant du 17 au 25 mars », a déclaré le maire de la ville.

Il faut aussi souligner que les dirigeants de la Concacaf avaient délégué en début du mois en cours deux émissaires pour évaluer si Haïti remplissait les conditions requises pour recevoir la sélection cubaine. Bien qu’ils aient voulu que la rencontre soit disputé à Cuba, ils ont trouvé un accord pour que le match se joue en Haïti moyennant que la sécurité soit assurée et qu’aucune manifestation ne soit dans les parages.

« Pas de manifestation à quel que soit le caractère dans les gradins du stade », a souligné Dadou Jean Bart ajoutant que la FHF a choisi de jouer à Port-au-Prince, parce qu’elle a l’assurance que des autorités feront le nécessaire pour garantir la sécurité.

Le président de la Fédération haïtienne et le mairie de Port au Prince appellent à la collaboration de tout le peuple pour que le match se déroule sans incident.

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