Samedi 15 Juin, 2019

Libération d'une jeune Palestinienne détenue pour avoir giflé des soldats israéliens

Ahed Tamimi, adolescente devenue icône de la résistance palestinienne, à sa sortie de huit mois de détention par Israël, près du village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée, le 29 juillet 2018

Ahed Tamimi, adolescente devenue icône de la résistance palestinienne, à sa sortie de huit mois de détention par Israël, près du village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée, le 29 juillet 2018

Ahed Tamimi, une adolescente devenue icône de la résistance palestinienne contre l'occupation israélienne après avoir giflé deux soldats israéliens, est sortie de prison dimanche, au terme de huit mois de détention.

Elles ont été conduites par des soldats israéliens jusqu'à leur village de Nabi Saleh. En larmes, l'adolescente a embrassé les membres de sa famille et les soutiens venus l'accueillir, sur un petit chemin menant à la bourgade.

Puis, le père encadré des deux femmes fraîchement libres, le trio s'est dirigé vers la maison familiale, entouré par une foule scandant : "Nous voulons vivre libres !"

Les autorités israéliennes ont tenu à limiter la médiatisation autour de la libération des deux femmes, diffusant des informations contradictoires sur l'endroit par lequel elles étaient censées rentrer en Cisjordanie occupée.

Ahed Tamimi avait été arrêtée le 19 décembre 2017, quelques jours après avoir été filmée dans une vidéo devenue virale sur internet.

Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux puis leur donnent des coups de pied et de poing et des gifles.

- Lourde peine -

Les Palestiniens louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés.

Le procès de l'adolescente devant un tribunal militaire a bénéficié d'une importante couverture médiatique.

L'adolescente s'est vu infliger une peine presque aussi lourde - huit mois de prison - que le soldat israélien Elor Azaria condamné à neuf mois pour avoir abattu un assaillant palestinien blessé qui ne posait plus aucun danger.

"Elle est très dangereuse", soutient-il. "La plupart des Israéliens vous diront qu'ils voudraient la voir en prison pour 20 ans".

"Des centaines d'enfants palestiniens restent derrière les barreaux et ne bénéficient d'aucune attention", a déclaré le directeur de l'ONG Human Rights Watch en Israël, Omar Shakir, en dénonçant des "mauvais traitements endémiques" infligés aux mineurs.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :