Samedi 23 Juin, 2018

L’État prélève 1000 gourdes sur le salaire de ses fonctionnaires

Billet de mille gourdes

Billet de mille gourdes

Sans préavis ou circulaire préalable, les employés de la fonction publique ont constaté un prélèvement de mille (1,000) gourdes sur leur salaire du mois de février 2018. Une décision prise au mauvais moment, fustige le sénateur de l’ouest Antonio Chéramy, ex-président de la Commission Affaires sociale du Sénat.

« Je regrette que mes luttes en faveur de l’amélioration des conditions de vie des ouvriers et concernant les gabegies au niveau de l’Office national d'assurance-vieillesse (ONA) ne soient pas poursuivies », exprime-t-il, avant de tendre son bras au nouveau président de la commission Affaires sociales par rapport à ces dossiers.

Le coordonnateur de l’Union Nationale des Normaliens haïtiens Josué Mérilien n’y va pas avec le dos de la cuillère pour qualifier cette décision d’illégale, arbitraire et inacceptable. Le syndicaliste s’en prend également au ministre de l’Éducation nationale Pierre Josué Agénor Cadet.

Il dénonce la lassitude avec laquelle agit le titulaire du ministère de l’Éducation face à la grève des enseignants et des élèves qui rend quasi dysfonctionnelles un nombre considérable d’écoles publiques.

L’humiliation que subissent actuellement les Haïtiens en terre étrangère n’a pas laissé indifférent le sénateur Cheramy. Il invite les jeunes à fuir les privations dont ils sont l’objet et à revenir au pays. Selon lui, les mauvaises décisions des autorités haïtiennes ont occasionné la migration massive de la jeunesse, particulièrement au Chili.