Vendredi 22 Février, 2019

Les Salvadoriens élisent leur sixième président depuis la guerre civile

Les deux favoris du scrutin présidentiel au Salvador: Carlos Calleja (à gauche), du parti de droite Alliance républicaine nationaliste, et Nayib Bukele, du parti conservateur Grande alliance pour l'unité

Les deux favoris du scrutin présidentiel au Salvador: Carlos Calleja (à gauche), du parti de droite Alliance républicaine nationaliste, et Nayib Bukele, du parti conservateur Grande alliance pour l'unité

Les Salvadoriens élisent dimanche leur sixième président depuis la fin, en 1992, de la guerre civile qui a ensanglanté leur pays pendant 12 ans, avec obligation de sobriété, la loi interdisant la consommation d'alcool.

Selon les derniers sondages autorisés, deux semaines avant le scrutin, l'ancien maire de San Salvador Nayib Bukele (37 ans) fait la course en tête sous la bannière du parti conservateur Grande alliance pour l'unité (Gana). Il est talonné par le richissime homme d'affaires Carlos Calleja (42 ans), poulain du parti de droite Alliance républicaine nationaliste (Arena), majoritaire au Parlement.

Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 locales (13H00 GMT). Selon les sondages, au moins la moitié des 5,2 millions électeurs inscrits devraient mettre leur confiance en Nayib Bukele pour briser enfin la double malédiction de la violence des bandes criminelles et de la misère.

- Enfant terrible -

Si l'enfant terrible de la politique salvadorienne Nayib Bukele l'emporte, il devra pour gouverner nouer une alliance avec la majorité parlementaire de l'Arena, au moins jusqu'aux élections législatives de 2021.

Quelque 54.000 membres des deux "maras" (gangs) toujours en activité (17.000 sont derrière les barreaux) font régner la terreur dans le pays en se livrant au racket, au trafic de drogue et aux assassinats.

- Croissance insuffisante -

L'économie désormais dollarisée marque le pas et 30,3% des 6,6 millions de Salvadoriens vivent en dessous du seuil de pauvreté. Si le Salvador a enregistré l'année dernière sa plus forte croissance des cinq dernières années, à 2,6%, c'est insuffisant face à une démographie dynamique.

Une aspiration sur laquelle surfe visiblement le favori des sondages, Nayib Bukele. Elu maire de San Salvador (2015-2018) sous la bannière du FMLN avant d'en être exclu, il promet un changement visible après l'alternance au pouvoir de l'Arena et de l'ancienne guérilla.

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