Jeudi 19 Septembre, 2019

Les préparatifs au sommet Kim-Trump battent leur plein

Photo fournie par les autorités officielles nord-coréennes de Kim Jong Un partant de la gare de Pyongyang, le 23 février 2019 pour se rendre à Hanoï, pour sa rencontre avec Donald Trump

Photo fournie par les autorités officielles nord-coréennes de Kim Jong Un partant de la gare de Pyongyang, le 23 février 2019 pour se rendre à Hanoï, pour sa rencontre avec Donald Trump

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un traversait dimanche la Chine en train blindé pendant que les préparatifs de son sommet avec le président américain Donald Trump, mercredi et jeudi, battaient leur plein à Hanoï et que Pyongyang adressait une mise en garde sur une éventuelle impasse des discussions.

Un avion a atterri d'autre part dimanche à Hanoï, avec à son bord des membres de la délégation nord-coréenne, selon des images diffusées par la presse vietnamienne.

Les entretiens préparatoires à ce deuxième sommet entre Kim Jong Un et Donald Trump portent sur l'agenda de la rencontre. Les deux dirigeants avaient convenu lors de leur précédent sommet, le 12 juin 2018 à Singapour, d'une vague "dénucléarisation de la péninsule coréenne".

- 'Occasion historique' -

"L'administration américaine ne doit pas oublier les leçons de l'année dernière lorsqu'elle a plongé les négociations bilatérales dans l'impasse, bousculée par les forces contraires", écrit KCNA.

Entretemps, Kim Jong Un poursuit son long et lent voyage ferroviaire de près de 4.000 kilomètres en direction du Vietnam qui pourrait durer 60 heures. Le train blindé dépasse péniblement les 60 km/h.

Plusieurs sources vietnamiennes ont indiqué en privé que Kim Jong Un, dont les déplacements ne sont jamais annoncés officiellement à l'avance, arriverait au Vietnam par le train jusqu'à la gare de Dong Dang, frontalière de la Chine, avant de gagner Hanoï par la route.

Le ministère vietnamien des Affaires étrangères a par ailleurs annoncé que Kim Jong Un effectuerait "dans les prochains jours" une visite officielle dans le pays, mais sans fournir de dates exactes.

Aucun signe de mesures de sécurité n'était visible dimanche à Pékin, laissant supposer qu'un arrêt dans la capitale chinoise n'était pas prévu à l'aller.

Pour sa première rencontre historique avec Donald Trump à Singapour, M. Kim avait voyagé à bord d'un avion chinois. Il s'était rendu à Pékin une semaine plus tard pour rencontrer M. Xi.

"La Chine veut que la Corée du Nord avance vers sa dénucléarisation tout autant que les autres pays", observe Justin Hastings, professeur de relations internationales à l'Université de Sydney.

La Chine, seule alliée d'importance de Pyongyang, plaide pour une levée progressive des sanctions internationales qui pèsent sur le Nord, tout en continuant à réclamer une dénucléarisation complète du pays.

"C'est un message adressé aux Nord-Coréens, à savoir que Kim Jong Un a hérité des qualités de son grand-père et que la dynastie des Kim est plus forte que jamais", analyse Koh Yu-hwan, de l'Université Dongguk à Séoul.

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