Dimanche 18 Août, 2019

Les ouvriers haïtiens dénoncent le viol dans les usines

« A bas les violeurs dans les usines ! », message qui est inscrit sur la pancarte./ @AlterPresse

« A bas les violeurs dans les usines ! », message qui est inscrit sur la pancarte./ @AlterPresse

Une pancarte géante hissée par une ouvrière de la sous-traitance en Haïti, ce mardi 1er mai lors de la marche revendicative pour un salaire minimum de 1000 gourdes par jour, laisse entrevoir la lutte trainée par les femmes pour le respect de leurs droits à l’intérieur des usines haïtiennes.

« A bas les violeurs dans les usines ! », peut-on lire en grande machette sur un « papier Bristol » de couleur rose porté par une femme.

En 2015, la Solidarite Fanm Ayisyen (SOFA) et le Réseau National des Droits Humains (RNDDH) aveint réalisé une enquête sur le harcèlement sexuel en milieu du travail en Haïti.

« 11% du secteur des travailleuses domestiques et de manufacture qui affirment avoir été victimes, du propriétaire, d'un superviseur, d'un supérieur, d'un directeur », lisait-on dans le rapport à l’époque.

Du parc industriel de Sonapi pour arriver au Champ de Mars, les manifestants ont scandé des propos peu reluisants. Ils exigent la fixation  du  salaire  minimum journalier  à  1000 gourdes, la  réintégration  des employés  révoqués, la  suspension du  prélèvement  du  montant  de  1000  gourdes  sur le salaire  des employés et, aux patrons, de meilleures  conditions de  travail.

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